National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0109 |
Histoire Générale de la Chine : vol.3 |
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tale de Madagascar tandis que l'était la côte occidentale de
cette même île par João Gomez d'Abreu, le 10 août 1506,
jour de saint Laurent, dont le nom fut donné à ce nouveau
pays.
Le 6 avril 1506, Tristan da Cunha, qu'une maladie
des yeux avait empêché de prendre le commandement de
l'expédition confiée à Almeida, fut envoyé avec une flotte
de 16 navires et 1300 hommes pour consolider la puissance
portugaise en Afrique et en Asie, et répandre la gloire du
nom chrétien dans les pays lointains ; au cours de ce voyage,
il découvrit les trois îles qui portent son nom. Affonso
de Albuquerque faisait partie de l'expédition. Après avoir
exploré les côtes de Saint-Laurent (Madagascar), sous pré-
texte que les Chrétiens étaient persécutés dans l'île de Soco-
tora, les Portugais s'en emparèrent et y construisirent
une forteresse. Tristan da Cunha, après cet exploit, prit
la route des Indes, puis revint en Portugal, laissant à
Albuquerque, avec le commandement de sa flotte, le soin
de courir le long de la côte d'Arabie et de continuer son
œuvre.
Ormouz, construit dans une île, à l'entrée du golfe Per-
sique, excita la convoitise d'Albuquerque. En conséquence,
le 20 août 1507, il voile de Socotora avec 470 soldats,
commandés par six de ses meilleurs officiers. Après un
combat naval, le souverain d'Ormouz fut obligé de se
reconnaître tributaire du roi de Portugal et de permettre
à Albuquerque de construire une forteresse sur son terri-
toire. Malheureusement, la défection de quelques capi-
taines portugais permit au roi d'Ormouz de secouer le joug
et Albuquerque, obligé de renoncer à son entreprise contre
cette île, reprit la route des Indes où il arriva le 3 novem-
bre 1508.
A cette époque, Francisco de Almeida, premier vice-roi
des Indes, reçut des lettres par lesquelles le roi de Portugal
le rappelait, avec ordre de laisser son commandement à
Albuquerque. Almeida se refusa à reconnaître celui-ci
comme gouverneur des Indes et le fit même jeter en prison
à Cananor. La situation des Portugais était d'ailleurs
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