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0324 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 324 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

doive agir sans circonspection & sans mesure, sçachant
bien que les choses morales ont leur étendue & leur degrez. »
La fougue des nouveaux venus ne tarda pas à exciter la
colère des autorités chinoises, et Dominicains et Francis-
cains, d'ailleurs peu nombreux, furent expulsés de Chine
(1637). Moralez adressait en 1639 au P. Emmanuel Diaz
(Jr.), Visiteur des Jésuites, un mémoire en douze articles
sur les rites chinois; le P. Diaz ayant différé sa réponse,
Moralez partit pour Rome, où il arriva en 1643, et, le
12 septembre 1645, obtenait du pape Innocent X un décret
prohibant les rites, qu'en 1649, Moralez notifia au Provin-
cial des Jésuites en Chine.
Les Jésuites de Chine ne se tinrent pas pour battus;
en 1651, ils envoyaient à Rome un de leurs pères, Martin
Martini, du Trentin, qui obtenait du pape Alexandre VII,
le 23 mars 1656, un décret contradictoire, approuvant les
Jésuites. Le voyage de Martini dura beaucoup plus long-
temps qu'on pouvait le penser, et les retards que le mauvais
temps apporta à sa mission servirent utilement la science;
en effet, poussé sur la côte de Norvège par la tempête,
Martini ne put arriver à Rome qu'en passant par la Hol-
lande et après avoir traversé l'Allemagne. Son séjour en
Hollande eut un double résultat : celui de lui faire publier
dans la collection de Blaeu son célèbre Atlas Sinensis et de
lui faire faire la connaissance de l'illustre savant Jacques
Golius.
Cependant Moralez ne désarmait pas; en 1661, il adresse
un nouveau mémoire à la Sacrée Congrégation à Rome; le
13 novembre 1669, le P. Jean de Polanco obtenait un décret,
confirmé le 20 novembre de la même année par Clément IX.
Cependant Moralez était mort en 1664 et Navarrete lui
succéda comme Préfet de l'Ordre en Chine. Une persécu-
tion générale éclate en 1665; les missionnaires qui sont
exilés au Kouang Toung, sans distinction d'ordres, au
nombre de vingt-trois, se réunissent chez les Jésuites; en
1667, tous, Franciscains et Dominicains, y compris Navar-
rete, sauf le P. Antoine de Sainte-Marie, franciscain, pro-
mettent d'adopter la pratique des Jésuites; ceci n'empêche