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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0329 |
Histoire Générale de la Chine : vol.3 |
| 中国史概説 : vol.3 |
引用情報
OCR読み取り結果
seule congrégation ; d'où difficultés avec les religieux appar-
tenant aux autres sociétés. Cet état de choses ne pouvait
durer sans porter un préjudice grave aux intérêts de la
religion ; Tournon avait donc mandat d'organiser des vica-
riats apostoliques et d'en désigner les évêques parmi les
membres de la congrégation affectée à leur territoire
administratif. Le Patriarche se heurta à une difficulté
qu'il aurait dû prévoir : à la tête des congrégations, se trou-
vaient des supérieurs ; il n'y avait aucun inconvénient,
pour les Lazaristes ou les Missions étrangères, par exemple,
qui ne prononcent pas de vœux, que l'évêque fût en même
temps le supérieur de la mission ; il n'en était pas de même
des Jésuites. Le désir de leur fondateur, qui pour eux était
un ordre, était que sa Société relevât du Pape directement
et qu'aucun de ses membres ne fût élevé à l'épiscopat,
pour éviter précisément une rivalité entre l'autorité ecclé-
siastique représentée par l'évêque et l'autorité religieuse,
représentée par le supérieur.
Sans doute, il y eut et il y a des Jésuites évêques, et
même cardinaux, mais ils n'ont accepté ces hautes dignités
que sur l'ordre formel du Souverain Pontife, forcés, pour
ainsi dire. Tournon voulut élever à l'épiscopat un certain
nombre de Jésuites, qui déclinèrent cet honneur : il n'osa
nommer un évêque à Pe King, la France, à cause de ses
missionnaires, et le Portugal, à cause de ses anciens droits,
revendiquant également un siège pour leurs nationaux ;
mais en 1707, il sacra le P. Antoine da SILVA comme admi-
nistrateur de Nan King. Les Jésuites en appelèrent au
Saint-Siège, qui désavoua son légat, et le P. Antoine da
Silva envoya immédiatement sa démission d'évêque. Goa
protestait également et Mgr de Tournon se trouva avoir
contre lui Français et Portugais qui semblaient s'être mis
d'accord, quoiqu'il n'en fût rien. Et puis l'empereur K'ang Hi
aurait-il accepté, sans qu'il fût consulté, qu'on établît une
hiérarchie ecclésiastique dans ses États ? Le légat était
donc placé dans une situation inextricable.
L'empereur, irrité contre le Patriarche et l'évêque de
Conon, lançait le 2 août 1705, un décret de bannissement
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