National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0349 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 349 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

la Caspienne, pour le prévenir d'une nouvelle campagne
contre les Kalmouks; ces deux missions n'amenèrent aucun
résultat pratique pour la Chine ¹. En 1753, un des chefs
éleuthes, AMOURSANA, étant entré en lutte à la suite des
fautes d'Adchan qui avait remplacé comme huitième sou-
verain GALDAN TCHERENG († 1745), fils de Tsewang Arabtan
(† 1727), un lama, nommé TORGUI, fils, par une concubine,
du roi des Éleuthes, essaya de s'emparer du pouvoir, mais
fut tué. Tawatsi fit appel à l'empereur de la Chine, qui,
désireux de semer la zizanie parmi les Éleuthes, intervint
en sa faveur, mais laissa la vie à son adversaire. Amoursana,
craignant de voir Tawatsi servir un jour d'instrument con-
tre lui, gêné par le contrôle des fonctionnaires chinois,
en 1755, fomenta une rébellion, et massacra deux généraux
chinois, qui furent remplacés par TCHERENG et YU PAO,
jaloux l'un de l'autre.

Deux frères musulmans, descendants de HAZRAT AFAK,
qui avaient longtemps servi d'otages aux Chinois, BURHÂN
ED-DIN (BORONITOU) et K'ODZICHÂN (HOUO-TSITCHAN),
désignés sous les noms de Grand et de Petit Khodja, furent
remis en liberté en 1755, sur l'avis du maréchal (ting-pien)
PAN TI de la bannière mongole jaune à bordure, qui fit
conduire le premier à Kachgar et garda le second dans
l'Ili pour veiller sur ses coreligionnaires musulmans.
Amoursana ayant levé l'étendard de la révolte reçut le
concours de K'odzichân. Pan Ti qui n'avait que 500 hommes
dans le territoire d'Ili attaqua vainement les rebelles et mit
fin à ses jours. Cependant un certain nombre de nobles héré-
ditaires, Taidji et Tsai sang, prêtaient leur appui aux
Chinois. Amoursana ayant été battu, fut obligé de fuir chez
les Khassaks, puis chez les Russes, où il mourut de la petite
vérole. K'odzichân réfugié à Yarkand, continua la lutte; il
s'empara d'AMINTÂO, général de TCHAO HOUEI, maréchal
de l'Ili, et le fit mettre à mort; rejoint par son frère Burhân
ed-Din, il occupa Yarkand et entra en lutte ouverte avec
les Chinois. Le maréchal (ts'ing ni) YARKHACHAN échoua
devant Kou tche, mais le général AÏLOUNGA écrasa K'odzi-