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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0371 |
Histoire Générale de la Chine : vol.3 |
| 中国史概説 : vol.3 |
引用情報
OCR読み取り結果
et Pan K'e qua, des factoreries qu'ils louaient aux étrangers
à un prix modéré, payable une fois l'an; on pénétrait dans
la Maison du Conseil par un escalier de larges marches de
granit et par de grandes portes en bois de teck.
Chaque factorerie se composait d'une série de bâtiments
presque tous de trois étages, placés les uns derrière les autres
séparés par des cours, et numérotés 1, 2, 3, etc.; le rez-de-
chaussée était consacré aux bureaux, le premier aux salons
de réception et le second aux appartements privés. A la
suite de l'attaque des forts de Canton par l'amiral anglais
Sir Michael SEYMOUR, les Chinois, exaspérés, brûlèrent les
factoreries étrangères le 14 décembre 1856, à onze heures
du soir; toutes furent détruites, sauf l'établissement
anglais qui échappa à la ruine commune.
L'un de ces marchands hanistes était généralement
responsable au point de vue chinois du navire dont il était
le consignataire. Aussi des habitudes se formèrent, chaque
nation différente choisit comme correspondant commercial
tel marchand haniste, plutôt que tel autre; c'est ainsi
qu'au commencement du XIXe siècle, le plus célèbre de ces
marchands, HOUQUA, était l'intermédiaire préféré des ex-
péditeurs des Etats-Unis d'Amérique. La tyrannie du
Co-hang l'avait fait dissoudre en 1771, et c'était Pan K'e
qua qui était le représentant le plus important et le plus
autorisé de ces marchands privilégiés.
Naturellement, le privilège de ces hanistes comportait
des droits, et disons-le, des pots de vin considérables payés
au mandarin. Le Gouverneur Général et ses subordonnés,
à court d'argent, avaient recours au hoppo, qui, obligé de
faire face aux besoins de ses supérieurs, pressurait les ha-
nistes : ceux-ci à leur tour mettaient à contribution les
étrangers pour couvrir par des emprunts intéressés les em-
prunts forcés auxquels ils étaient obligés de consentir. De
là, de la part des nations étrangères, de formidables créances
sur les marchands hanistes, qui s'abritaient autant que
possible derrière les mandarins. Telle est l'origine de mis-
sions spéciales dont nous allons parler.
En 1760, les autorités de Canton promulguèrent un règle-
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