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0375 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 375 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

à l'empereur énumérant les griefs des étrangers contre les
autorités du Kouang Toung; K'ien Loung fit faire à Canton
une enquête par le *tsiang kiun* du Fou Kien et un commis-
saire envoyé de Pe King, et le *hoppo* fut déposé. Mais le
*Tsoung tou* ayant réussi à se faire charger de l'affaire, attira
les Anglais dans son yamen et les fit battre par ses soldats;
Flint fut relégué pour trois ans à Macao sans pouvoir com-
muniquer avec ses compatriotes, avec ordre, quand le
terme de son exil serait expiré, de retourner en Angleterre
et de ne jamais remettre les pieds en Chine; quant au Chi-
nois, qui avait rédigé le mémoire à l'empereur, il fut déca-
pité; néanmoins, les manœuvres du *Hoppo* étaient con-
damnées, les plaintes des Européens reconnues justes, et
ils étaient autorisés à continuer leur commerce sans crainte.

En 1764, le navire de guerre anglais *Argo*, capitaine
AFFLECK, accompagnant le schooner *Cuddalore*, arriva à
Canton; les Chinois exigèrent qu'il se laissât mesurer 1.

Ajoutez à ces difficultés des vexations, comme la défense
à tout Chinois d'enseigner sa langue à n'importe quel
*diable d'Occident;* la peine du talion, homme pour homme,
était même appliquée dans toute sa sévérité. En 1773, un
nommé Francis SCOTT, contre lequel il n'y avait aucune
preuve de crime ; en 1784 (24 novembre) un canon-
nier manillos de la *Lady Hughes*, qui avait tué involontai-
rement un Chinois dans une salve; en 1780, un Français,
qui, dans une rixe, avait tué un Portugais, furent livrés
aux autorités chinoises qui les mirent à mort. Ces difficultés
devaient forcément amener des revendications, qui auraient
dû se produire à coups de canon : on préféra user de diplo-
matie; nous verrons plus loin quels furent les résultats de
l'ambassade de Lord MACARTNEY.

La Compagnie des Indes, créée en 1719, avait un comp-
toir à Canton qui faisait le commerce de la Chine; si nous en
jugeons par le *Mémoire sur la Compagnie des Indes* de Mo-
RELLET (pp. 125-6), ce commerce, même dans les dernières
années, paraît avoir été singulièrement lucratif, car il donna
les bénéfices suivants: de 1725 à 1726, 104 ½ %; de 1736