National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0383 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 383 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

voyés, qui étaient venus à notre Cour. Mais à cette époque,
les ministres envoyés par ton pays s'étaient conformés à
nos rites avec exactitude et respect et n'avaient encouru
aucun reproche au point de vue des formes prescrites. Aussi
avaient-ils été les récipiendaires déférents des faveurs et
grâces impériales et avaient-ils été appelés à contempler
en audience la personne de l'empereur, à prendre part à des
festins ordonnés par Sa Majesté et à en recevoir des dons à
profusion. »

Le P. de Grammont qui avait servi d'interprète au
Chevalier d'Entrecasteaux, donne les raisons suivantes de
l'insuccès des Anglais. « Ces messieurs, comme sont tous les
étrangers qui ne connaissent la Chine que par les livres,
ignoraient le train, les usages, l'étiquette de cette Cour. Pour
surcroît de malheur, ils avaient amené, avec eux, un inter-
prète chinois encore moins instruit, lequel a été cause, en
grande partie, qu'ils n'ont jamais pu obtenir d'avoir auprès
d'eux un missionnaire européen qui pourrait les instruire,
les diriger. Delà il est arrivé : 1º qu'ils sont venus ici sans
apporter aucun présent, ni pour les ministres d'Etat, ni
pour les fils de l'Empereur ; 2º qu'ils ont manqué au céré-
monial du pays dans leur salut fait à l'Empereur, sans pou-
voir en expliquer la raison d'une manière satisfaisante ;
3º qu'ils se sont présentés sous des habits trop simples et
trop ordinaires ; 4º qu'ils n'ont pas eu soin de graisser la
patte aux différentes personnes qui avaient soin de leurs
affaires ; 5º qu'il manquait à leur demande, le style, le ton
du pays. Une autre raison de leur mauvais succès, selon
moi la principale, ce sont les intrigues d'un certain mission-
naire [Joseph-Bernard DE ALMEIDA] qui, s'étant imaginé
que cette ambassade nuirait au commerce de son pays, n'a
pas manqué, en conséquence, de semer bien des propos dé-
favorables à la nation anglaise. Ajoutez à tout cela que
l'Empereur est vieux, qu'il y a des cabales partielles, des
artificieux dans tous les pays. D'ailleurs tous les Grands,
les favoris de l'empereur sont avides de présents, de
richesses. »

Quoiqu'il en soit, Macartney, qui, agréable de manières,