国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0014 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 14 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000288
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

qui, touché de ses bontés, ne fit son devoir jusqu'à mourir.
Il n'en persista pas moins à rester dans sa modestie 1 ».
Déjà Tch'ang Yu-tch'ouen était mort à la 4e lune de 1369
et Fou Yeou-té avait été obligé de se suicider en 1384,
sous prétexte qu'il conspirait.

Népal. Le Népal entama des relations avec la Chine sous le
règne de Houng Wou qui, en 1384, envoya le bonze Tche
Kouang porter au souverain de ce pays une lettre accom-
pagnée d'un sceau et de présents de soieries. Le roi Ma ta
na lo mo (Matisimha) dépêcha un ambassadeur qui arriva
à Pe King en 1387 avec des présents; les relations continuè-
rent jusqu'en 1427, époque à laquelle les ambassadeurs
népalais cessèrent de venir à la Cour chinoise et le tribut
ne fut plus envoyé.

Tamerlan. Houng Wou avait cherché, en envoyant des ambassades
à nouer des relations avec les régions d'Occident, en parti-
culier avec Samarkande, où régnait le grand Timour
(Tamerlan), qui en 1387 lui dépêcha un musulman, Man-la
Ha-fei-se, avec quinze chevaux et deux chameaux; tous
les ans l'Empereur reçut régulièrement de Samarkande des
chevaux et des chameaux; en 1392, les cadeaux compre-
naient des étoffes et des armes; à la 8e lune de 1394 arriva
une ambassade avec 200 chevaux et une lettre de Timour,
rédigée en termes amicaux et respectueux. A son tour en
1395, Houng Wou envoie à Samarkande le secrétaire
An Tchi-tao avec une lettre de remerciement 2. Tamerlan,
apparenté d'une manière lointaine à la branche de Tchin-
guiz Khan, né le 19 mars 1336, à Kech, près de Samar-
kande, après avoir conquis l'Asie centrale sur les descen-
dants de Djagataï, capturé Balkh, avoir mis fin à la période
d'anarchie qui avait suivi dans l'Iran la mort de l'Ilkhan
Abou-Saïd, avoir envahi le nord-ouest de l'Inde et sac-
cagé Delhi, s'être emparé de la Syrie, avoir dans les plaines
d'Angora arrêté la marche du Turk victorieux (1402)), rê-
vait dans son palais de Samarkande de reconstituer l'em-
pire du Grand Ancêtre; malgré sa lettre, il avait le plus