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0023 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 23 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Tcheng Young à Te Tcheou, l'autre proche de la première
par Wou Kié à Tcheng Ting, et s'avança vers le Hiu To Ho;
il battit Tcheng Young, mais ayant perdu quelques-uns
de ses meilleurs officiers, il fut obligé de se retirer, et le
lendemain son adversaire, à son tour, était forcé de se
replier sur Te Tcheou, laissant toutefois Tchou Tai
dans l'impossibilité de renouveler son attaque. Wou Kié
s'étant également avancé jusqu'au Hiu To ho, se fit écraser
par Yen et fut obligé de se sauver à Tcheng Ting, tandis
qu'un certain nombre de villes du Ho Pe se rendaient à
l'ennemi. Ts'i T'ai, ministre de la guerre et Houang Tseu-
teng, disgraciés par l'empereur, tout en dirigeant secrè-
tement les affaires, furent remplacés par Fang Hiao-jou
et Houng Kouan. Ayant appris la chute des ministres qui
lui étaient hostiles, Yen offrit la paix. Fang Hiao-jou con-
seilla de feindre d'accepter cette proposition, mais de pro-
fiter de la trève pour pousser secrètement le gouverneur
de Leao Toung à pénétrer inopinément dans la province
de Pe P'ing et de s'emparer de Young P'ing, Tcheng Ting
et autres villes importantes; pendant ce temps les troupes
impériales paraîtraient devant Pe P'ing et une troisième
armée attaquerait le prince par derrière et l'envelopperait.
L'empereur envoya Siué Yen porter l'amnistie à Tchou
Tai, qu'il rétablit dans sa dignité de premier prince, mais
auquel il donna l'ordre de licencier ses troupes et de se ren-
dre au tombeau de Houng Wou pour désavouer sa con-
duite. Yen assura Kien Wen Ti de ses bonnes intentions,
mais déclara qu'il ne licencierait pas ses troupes à cause des
gens de la Cour malintentionnés à son égard.
Le prince de Yen attendait le résultat de la mission de
Siué Yen, lorsqu'il apprit que Wou Kié et Ting Ngan
s'avançaient pour attaquer Pe P'ing. Il s'en plaignit à l'em-
pereur qui, sur le conseil de Fang Hiao-jou, prit la résolu-
tion d'attendre la fin de cette expédition et fit même arrêter
l'envoyé du Prince. Ce dernier, outré de la duplicité de Kien
Wen Ti, fit prendre Tsi Tcheou et Hou Tcheou par ses géné-
raux; à Pe yi hien, ses soldats brûlèrent, au grand désespoir
de la Cour, quelques centaines de barques chargées de