国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0026 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 26 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000288
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

d'argent, et jusqu'aux ciseaux mêmes pour se couper les
cheveux. On trouva dans le fond une patente Ying wen,
écrite en caractères rouges, conçue en ces termes : « Ying
wen, sortez par la porte Koue men, suivez l'eau qui coule
par un aqueduc; et à la nuit fermante, trouvez-vous à la
porte occidentale du temple Chen lo Kouan ¹. »
Aussitôt l'empereur se fit couper les cheveux par Tchin
Tsi et endossa la robe de moine; son exemple fut imité par
vingt-sept de ses fidèles qui l'accompagnèrent dans sa
fuite.
Pendant ce temps, Yen recevait l'hommage des seigneurs
et assouvissait sa soif de vengeance : 873 fonctionnaires, y
compris les ministres Houang Tseu-teng et Ts'i T'aï,
furent mis à mort. Furieux de l'opposition de Fang Hiao-
jou, il fait tuer ce ministre resté fidèle à son maître, et jeter
à la voirie son corps qui fut enseveli par les lettrés avec
de grands honneurs; la femme, la mère, les parents de son
malheureux ministre, ainsi que ses disciples Leao Young
et Lin Kia-yeou, partagèrent son sort. Ts'ié Hiouen qui
était dans la force de l'âge — il n'avait que trente-sept ans —
et refusait d'entrer à son service, fut traité avec la plus
grande barbarie par Yen, qui le fit massacrer avec son père
âgé de 83 ans, sa mère, sa femme et ses enfants. Soixante-
cinq mandarins appartenant aux tribunaux périrent avec
leurs familles dans de cruels supplices.
A la sixième lune, les partisans de Yen, qui s'était
retiré à Loung Kiang (Hia Kouan), le prièrent de ne pas
laisser le trône vacant, et au bout de quatre jours, ayant
fait dans la ville une entrée solennelle, il accepta le trône.
Son avènement n'arrêta pas le cours de ses atrocités. Il fit
mourir les femmes, les filles et les eunuques du palais qui
avaient été attachés à Kien Wen Ti; on lui présenta comme
les ossements de ce dernier ceux de l'infortunée Ma Che
et il ordonna de leur faire des funérailles impériales. Enfin
au commencement de la septième lune, Yen prit possession
du trône : « Pour abolir la mémoire de Kien Wen Ti, dont
il venait de prendre la place, il ordonna que les années de