National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0061 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 61 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

dations. En 1550, Yen Ta s'avança jusqu'aux portes de Pe
King, puis il se replia avec son butin en dévastant la région
de Pao Ting fou, après avoir de nouveau proposé la paix;
son but réel était la vente de ses chevaux, seul objet de
commerce des Tartares. Malgré l'établissement de foires à
la frontière, ce commerce périclitait, les Chinois ne s'aven-
turant pas dans une région dont ils redoutaient le séjour.

Le Japon passait à la fin du XVe et pendant la première
moitié du XVIe siècle par une période de troubles, de guerres
civiles, marquée par la lutte des YAMANA et des Ho SOKAVA;
au milieu du XVIe siècle, Ota NOBUNAGA devait commencer
à rétablir l'ordre; pendant ce temps d'anarchie, l'Empire
du Soleil Levant était livré à un véritable brigandage qui
s'exerce également à l'extérieur du pays, particulièrement
sur les côtes de Chine dévastées par les pirates japonais.
Sous le règne des tenno Go KASHIWABARA (1501), Go NARA
(1521), OKIMACHI (1558), nous voyons se succéder à Kyoto
une série de shogouns trop faibles pour résister aux ambi-
tions des Grands : YOSHI-TANE (1490) est remplacé par
YOSHI-ZUMI (1491) mais il reprend le pouvoir en 1508 pour
être de nouveau dépossédé en 1521 par YOSHI-HARU qui,
en 1546, abdique en faveur de YOSHI-TERU ; en 1550,
Nobunaga se signale par ses premiers exploits, et grâce
à son appui YOSHI-AKI devient shogoun en 1568.
Depuis longtemps, c'est-à-dire depuis le règne de Houng
Wou, les pirates japonais écumaient les mers de Chine.
Durant la neuvième année de Young Lo, les Japonais rava-
gèrent les côtes de Corée; six ans plus tard, l'empereur
leur intimait l'ordre de payer le tribut : l'envoyé chinois
échappa non sans peine à la colère des Japonais. En 1523,
un certain SOUNG SOU-KING de Ning Po, qui avait été faire
le commerce au Japon, revint avec un de ses amis de ce pays,
YOUEN YOUNG-CHOU, qui à son retour vanta les avantages
commerciaux que pourrait tirer son pays de la Chine
en payant le tribut. Incités par ce récit, des négociants
chargèrent deux bonzes de porter des marchandises à Ning
Po où ils soulevèrent des difficultés pour le paiement des