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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0089 |
Histoire Générale de la Chine : vol.3 |
| 中国史概説 : vol.3 |
引用情報
OCR読み取り結果
K'ang Hi disait dans ses *Instructions* ¹ : « Lors de la
dynastie des Ming, la dépense qu'on faisait dans le palais
impérial était exorbitante. Les personnes qui habitaient
dans la partie extérieure du palais en faisaient aussi d'im-
menses. Le plus petit service, le plus petit travail qu'on
faisait faire, coûtait des milliers de pièces d'or et d'argent.
Aujourd'hui, d'après les calculs les plus exacts, il n'y a pas
le même nombre de gens servant dans tous nos palais en-
semble, qu'il y en avait alors dans le palais seul d'une *fei-
pin* (c'est-à-dire d'une des maîtresses de l'empereur) »;
il déclarait encore : « Dans les anciens livres d'histoire, on
vante, comme un grand mérite, d'avoir fait sortir et ren-
voyé à leurs parents, trois mille jeunes filles qui servaient
dans le palais. Au temps de la dynastie des Ming, elles y
étaient par milliers ; l'argent qu'on employait à la seule
céruse et au cinabre (dont elles se servaient pour leur toi-
lette) montait à dix millions de monnaie. Aujourd'hui les
demoiselles de service dans mon palais, en les comptant
toutes, sont à peine au nombre de trois cents. Celles qui ne
sont pas de mon service immédiat, je les renvoie chez elles
lorsqu'elles approchent de trente ans; et j'ordonne à leurs
pères et mères de les marier ² ».
Le jour même où disparaissait le dernier des Ming, Li
Tseu-tch'eng pénétrait dans la ville que défendit de rue en
rue le fidèle Li Kouo-tcheng, qui se suicida dès qu'il apprit
que le prince héritier était en sûreté. Le vainqueur fit
massacrer sans pitié les membres de la famille Ming qui se
trouvaient à Pe King et détruisit le temple de leurs ancêtres.
Wou San-kouei, exaspéré par la perte d'une petite
chanteuse, Tch'en, dont il était épris, poussé aussi par
son désir de venger ses maîtres, dans sa fureur, de Chan
Haï Kouan, dont il s'était emparé, fit appel aux Mandchoux
qui furent trop heureux de saisir cette occasion de rentrer
en Chine. L'armée mandchoue, campée sur la rive occiden-
tale du Leao, arriva en huit jours à Chan Haï Kouan. Li
Tseu-tch'eng, effrayé, demanda à Wou Siang, père de Wou
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