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0143 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 143 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

accueil à la Foi chrétienne, les Japonais n'auront pas de
peine à abandonner des erreurs, que les Chinois leur commu-
niquèrent. Du Japon à Liampo, ville importante de Chine,
proche de la mer, la traversée est de cent lieues environ.
J'ai très grande confiance que Dieu Notre Seigneur ouvrira
les portes de la Chine, non seulement à notre Cie, mais aux
autres Ordres religieux et que ce pays deviendra un champ
commun où l'ardeur de tous les hommes apostoliques s'exer-
cera à ramener les âmes dans la voie du salut ¹ ».

— François quitta Goa le 14 avril 1552 avec le P. Balthazar
Gago, le frère Alvaro Ferreira et un jeune Chinois, pour
la Chine, tandis que sur le même bateau s'embarquaient à
destination du Japon les frères Pedro d'Alcaçova et Duarte
da Silva, un ambassadeur du daimyo de Barengo venu du
Japon, et deux Japonais amenés aux Indes par François.

Diogo Pereira, ami de Xavier, devait le conduire en
Chine sur son vaisseau la Sainte-Croix, attendu des îles de
la Sonde, chargé de marchandises ; pour mieux seconder les
desseins apostoliques de François, Diogo avait titre d'am-
bassadeur auprès de l'Empereur de Chine. Lorsqu'il arriva
à Malacca, D. Alonso de Ataïde, quatrième fils de Vasco da
Gama, capitaine-mór, à la veille de succéder à son frère,
Pedro da Sylva, dans la charge de capitaine de la forteresse
de Malacca, jaloux du titre de Pereira, s'opposa à son départ
et fit partir la Sainte-Croix, portant notre missionnaire, avec
un capitaine et un équipage de son choix. François sur son
lit de mort ne devait ni oublier ni pardonner la conduite
d'Alonso ².

Le 22 juillet 1552, François de Xavier écrit de Singapore
à Diogo Pereira :

« J'emmène avec moi, en Chine, François de Villa, parce
que j'ai grand besoin de lui ; et il sera également nécessaire
à votre facteur, Thomas Escandes, pour aider à la vente
des marchandises du vaisseau de V. M. Il vous reviendra,
Dieu aidant, par la première embarcation allant de Chine à
Malaca ; et si Dieu N. S. ne m'ouvre pas un chemin par où