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0208 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 208 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

Cocks et Adams se rendirent à Yedo pour saluer le nou-
veau shogoun et obtenir la confirmation de leurs privilèges ;
au contraire ceux-ci furent diminués ; leur commerce fut
réduit au seul port de Firando et ils durent retirer leurs
agents de Yedo, Sackay et Osaka ¹.

Nobounaga avait toléré l'introduction du Christianisme
au Japon parce qu'il pouvait lui servir dans sa lutte contre
les bonzes bouddhistes. Il disait même cyniquement qu'il
y avait trente-cinq sectes religieuses au Japon et qu'il ne
voyait aucun inconvénient à l'introduction d'une trente-
sixième, le Christianisme. La rivalité des Jésuites et des
Franciscains, des Portugais et des Espagnols, des Hollan-
dais et des Anglais, ne pouvait qu'affaiblir la situation au
Japon des étrangers qui y donnaient le triste spectacle de
leurs dissensions. Cocks prétendait que les gens d'Umbra
(Omura) étaient hostiles à ceux de Firando et qu'ils étaient
poussés par les missionnaires catholiques qui cherchaient
à rendre les Anglais odieux aux Japonais, car ils leur attri-
buaient l'expulsion de quelques-uns de leurs confrères
(Lettre du 5 juin 1616). Hidetada était franchement ennemi
des Chrétiens et il ordonna d'embarquer à Nagasaki les
missionnaires dont la plupart s'y trouvaient cachés. En
mars 1617, on fit partir pour Macao et la Cochinchine, cinq
Jésuites, deux Dominicains et d'autres religieux.

Une nouvelle tentative de Cocks en août 1617 pour obte-
nir une extension des privilèges de la Compagnie ne fut pas
plus heureuse que la précédente ; tout d'abord, on accorda
aux Anglais la permission de faire le commerce à Naga-
saki, mais ce privilège leur fut retiré presque immédiate-
ment. Cocks avait présenté une lettre de Jacques Iᵉʳ, au
shogoun, à laquelle il ne fut pas répondu sous prétexte
qu'elle avait été adressée à son prédécesseur. Pendant son
séjour à la Cour, Cocks essaya d'entamer des relations
avec les Coréens qui s'y trouvaient, mais les Japonais s'y