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0243 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 243 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

commandant en chef les troupes de terre et de mer chargées
de reconquérir le Fou Kien et le Kouang Toung, converti
par les Jésuites de Pe King, envoyèrent par l'intermédiaire
de Pou Mi-ko (le P. Michel Boym), des lettres au pape
Innocent X ¹. Pendant que Kouei Lin était défendu victo-
rieusement contre les Tartares par Kiu Che-se, Ho Teng-
kiao et Tsao Lien, les affaires du Kouei Wang semblaient
se rétablir ; trahissant les Tartares, Li Tch'eng-toung lui
remettait le Kouang Toung, et Kin Tchen-houan, le Kiang
Si ; tous les deux, mécontents des Mandchoux, se jugeant
insuffisamment récompensés de leurs services. Dans le même
temps, un bonze réunissait un grand nombre de partisans
de Kouei, tandis que Tcheng Tch'eng-koung organisait la
lutte sur les côtes du Fou Kien. Dès qu'il apprit la révolte
du bonze, le général tartare du Tche Kiang courut l'assiè-
ger dans Kien Ning ; le bonze fut tué sur la brèche, la ville
prise, pillée et incendiée ; les Mandchoux étaient redevenus
maîtres du Fou Kien.

Kin Tchen-houan avait résolu de faire le siège de Kan
Tcheou, la seule ville du Kiang Si qui n'avait pas reconnu
l'autorité de Kouei ; les troupes de Li Tch'eng-toung attirées
dans Kan Tcheou faillirent y être exterminées par les
Mandchoux. Kin Tchen-houan commit la faute de s'enfer-
mer dans Kao Tchang, mais il périt dans une sortie (1649) ;
d'autre part Li Tch'eng-toung se noyait dans un torrent.
Outre ses deux meilleurs généraux, Kouei Wang perdait le
sud du Hou Kouang défendu par Ho Teng-kiao qui fut
battu et tué près de Siang Tan.

Malgré les succès des Mandchoux, la paix était loin d'être
complètement rétablie dans certaines parties de l'Empire ;
la tranquillité n'était qu'apparente au Hou Kouang, au
Kouang Si, au Fou Kien et au Kouang Toung, lorsque le
Chen Si, qui s'était montré particulièrement hostile à l'en-
vahisseur, dressa l'étendard de la révolte (1649) : trop
pleins de sécurité, méprisant peut-être leurs adversaires, les