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0275 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 275 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

Leontiev célébra le culte pour eux dans une chapelle; plus
tard, avec l'autorisation du métropolite de Tobolsk, une
église fut bâtie dans l'angle nord-est de la capitale sous
le vocable de Saint-Nicolas le Thaumaturge, puis de
l'Assomption; les Chinois la désignèrent sous le nom de
Pe Kouan, « Hôtel septentrional ». Quant aux Russes, incor-
porés dans la garde impériale et chargés de défendre la
partie de la capitale où ils résidaient, ils faisaient partie,
dans les « Huit Bannières », de la bannière bordée de jaune;
se trouvant heureux de leur sort, ils refusèrent de quitter Pe
King quand le tsar le réclama. En 1715, le 20 avril-1 mai,
arriva l'archidiacre Hilarion Lejaiskii, accompagné
d'un prêtre, Laurent, d'un diacre, Filimon, avec sept
clercs, pour assurer le culte. Telle fut l'origine de la mis-
sion ecclésiastique russe de Pe King dont l'existence fut
reconnue par le traité de 1727, ainsi que nous le verrons.

Le 21 juillet 1689, entrèrent à Nertchinsk les plénipo-
tentiaires chinois, partis de Pe King le 13 juin 1689, au
nombre de sept, accompagnés d'interprètes, Jean-Fran-
çois Gerbillon, français, et Thomas Pereira, portugais,
tous deux jésuites de la mission de Pe King. Le négociateur
russe Feodor Alexievitch Golovine, fils du voïevode de
Tobolsk, « haut ambassadeur plénipotentiaire », avec ses
adjoints, Ivan Eustafiévitch Vlasov, voïevode de Nert-
chinsk, et le diacre d'Eniseisk, Siméon Kornitskoï, pa-
rurent le 18 août; les négociations commencèrent quatre
jours plus tard.

Les Russes désiraient que le fleuve Amour servît de
limites aux deux Empires; les Chinois voulaient les faire
reculer non seulement au delà de Nertchinsk (Niptchou)
et d'Albasine (Yaksa), mais encore jusqu'à la Selenga.
Finalement, dans l'intérêt du commerce, les Chinois con-
sentirent à laisser les Russes à Nertchinsk, mais se mon-
trèrent intransigeants sur la question de l'Amour. Après
de délicates négociations, parfois interrompues, un traité
en six articles fut signé le 27 août-6 septembre 1689 à
Nertchinsk; rédigé en russe, latin et mandchou, il délimi-
tait les frontières russo-chinoises et décidait la destruction