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0300 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 300 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

de Mgr Bagni, le P. de Rhodes écrivait dans le même sens
à des cardinaux. En outre, au mois de juillet, l'Assemblée
générale du Clergé rédigeait une supplique pour demander la
création des évêchés, signée par l'archevêque de Reims, les
évêques de Senlis, du Puy, d'Amiens, de Condom et autres
personnes influentes; elle fut envoyée par le nonce à Inno-
cent X, qui ordonna à son représentant de choisir dans la
Congrégation de la Sainte Vierge trois ecclésiastiques des-
tinés à être mis à la tête des missions d'Extrême-Orient; le
nonce fit choix de François PALLU, chanoine de Saint-Martin
de Tours, né dans cette ville en 1626, de François de MONT-
MORENCY-LAVAL, ancien archidiacre d'Evreux, et PIQUE,
docteur de Sorbonne, prêtre connu par sa piété et son savoir.
Le 27 mars 1654, le P. de Rhodes écrivait au Préfet de la
Propagande pour qu'on expédiât les Bulles des évêques;
il quittait Paris cette même année, ayant été nommé
Supérieur des missions des jésuites en Perse. Cet apôtre
infatigable ne devait pas revoir l'Europe, car il mourut à
Ispahan le 5 novembre 1660, mais son œuvre en France
ne devait pas rester stérile et il n'avait pas travaillé en
vain, car la création des évêchés d'Extrême-Orient et la
fondation du Séminaire des Missions Étrangères furent
le résultat direct de la campagne qu'il avait menée avec
autant de ténacité que d'énergie.

Innocent X mourut le 7 janvier 1655 sans avoir rien
accompli de définitif; Alexandre VII allait reprendre la
question des évêques, malgré l'opposition qui y était faite;
d'ailleurs, dès le 13 avril 1655, GODEAU, évêque de Vence,
était chargé par l'Assemblée générale du Clergé de rappeler
au Souverain Pontife la supplique de 1653, restée sans effet;
la nouvelle démarche n'eut pas plus de succès que la pre-
mière. La Duchesse d'Aiguillon n'abandonne pas la partie,
mais Pique et Laval, découragés, se retirent; le premier
accepte la cure de Saint-Josse à Paris, le second se rend
à l'Ermitage de Caen, chez M. de BERNIÈRES, où se réu-
nissaient les affiliés de la Congrégation du Saint-Sacrement.
Cette association catholique secrète prit certainement une
part active aux négociations dont nous venons de parler.