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0301 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 301 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Montrant son intérêt, plus tard la Compagnie souscrivit
120,000 livres pour la Société des Missions étrangères et
le 21 août 1659, une « résolution » était prise par l'Associa-
tion, qui marque bien l'intérêt qu'elle prenait à l'entreprise
de Pallu : « Fut commis quelques confrères pour aider
Messieurs les missionnaires, allant à la Chine, tant envers
Monseigneur notre évêque que Messieurs les magistrats de
police pour leurs besoins. » Une des lettres de Mgr de Béryte
est adressée d'Ispahan le 4 septembre 1661 à M. Marchetti,
prêtre de Marseille, à différentes reprises, directeur de la
Congrégation du Saint-Sacrement 1.

Il ne restait que Pallu, mais il devait suffire à la tâche.
L'idée d'une association de propagande pour stimuler
le zèle attiédi des catholiques et lutter contre l'influence
des libertins, appartient à Henri de LÉVIS, duc de VENTA-
DOUR, lieutenant-général du roi en Languedoc, qui la
conçut en 1627; cette association, connue sous le nom de
« La Compagnie du Très Saint-Sacrement de l'Autel », tint
sa première réunion en mars 1630, mais le groupe de Paris
ne fut définitivement constitué qu'en décembre 1630; cette
société ne tarda pas à étendre son influence sur toute la
France et elle compta 53 ou 56 groupes : Lyon, Orléans,
Angers, La Flèche, Aix, Blois, etc.; des personnages consi-
dérables en faisaient partie : le Prince de Conti, le Premier
Président de Lamoignon, Olier, Saint-Vincent de Paul,
Bossuet lui-même, etc. Toutefois, les agissements de la
Congrégation ultramontaine inquiétaient le gallicanisme
du Gouvernement royal; elle cessa ses réunions vers la fin de
l'année 1665. François de Laval fut nommé évêque de
Pétrée et vicaire apostolique du Canada (11 avril 1658).

D'ailleurs le Portugal, inquiet pour ses privilèges déjà
amoindris par la création de la Propagande, mais incapable
de pourvoir aux besoins des missions nouvelles, entravait
la bonne volonté du Saint-Siège.

Cependant François Pallu, qui s'était rendu à Rome
en 1657 avec quelques autres ecclésiastiques, de MEURS, de
MILIAN, etc., demandait à nouveau au Souverain Pontife