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0312 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 312 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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à payer ses dettes, sur la fin de son Privilège, le Roi, par
Arrêt du Conseil d'Etat du 28 novembre 1712 et par Lettres
Patentes, expédiées en conséquence le 19 février 1713, en
établit une nouvelle pour tenir son Privilège — qui ne de-
vait commencer qu'au Ier avril 1715 — immédiatement
de Sa Majesté et la nomma Compagnie Royale de la Chine.
Les six Directeurs associés Pecquot de Saint-Maurice,
conseiller du Parlement, Mouchard, Dumoulin, banquier
à Paris, de la Houssaye, marchand à Rouen, Béard,
également marchand à Rouen et Ducoudray, tous de
Saint-Malo, avaient un fonds de 900,000 livres; leur Privi-
lège de 50 années les autorisait à l'exercer dans tous les
Ports de la Chine, indépendamment d'aucune autre
Compagnie, & aussi exclusivement à tous autres.
La nouvelle Compagnie obtint l'autorisation de faire partir
de Saint-Malo dès février 1713, le Martial pour le Chili
et les mers de Chine; il revint à Ostende en 1718; le Jupiter
revint à Gênes en 1718. Le chevalier Landais, négociant et
armateur de Saint-Malo, un des Directeurs de la Compagnie,
fut chargé seul des armements; le 20 janvier 1718, il fit
partir de Saint-Malo par le Cap, le vaisseau Comte de Tou-
louse, rentré le 20 juillet 1720, après la suppression de la
Compagnie par l'édit de mai 1719, quoiqu'elle dût durer
encore 46 ans; par arrêt rendu au Conseil le 6 août 1720, la
cargaison fut vendue publiquement.
Le navire le Grand Dauphin était revenu de Chine à Saint-
Malo au mois d'octobre 1713, avec un chargement considé-
rable de soies. Le Roi voulant soutenir et protéger de plus en
plus les Manufactures du royaume, et, considérant que rien
ne leur est si préjudiciable que l'introduction et le débit des
toiles de coton blanches, teintes ou peintes, Mousselines
et Étoffes des Indes, de la Chine et du Levant, renouvelant
les arrêts du 27 août 1709, 11 juin 1714 et 20 janvier 1716,
ordonnait par un nouvel arrêt du 28 février 1716, que toutes
ces étoffes fussent brûlées. On comprend l'effet désastreux
de ces mesures sur le commerce de la Chine.
La Compagnie des Indes, mal régie, avec des fonds
insuffisants, empruntait de l'argent à l'intérêt excessif