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0320 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 320 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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cement de 1704, il y avait sept églises à Canton : une des
Jésuites portugais, la première et la plus ancienne, deux des
franciscains, deux des Missions étrangères, une des Augus-
tins, une des Jésuites.

Les Rites La question des rites chinois forme un chapitre des plus
Chinois. intéressants de l'histoire de la prédication du christia-
nisme dans l'Empire du Milieu; elle offre également une
grande importance religieuse et politique, car de son règle-
ment pouvait dépendre le mouvement de l'expansion du
catholicisme en Chine, et si l'on songe que, pendant fort
longtemps, ce fut par les missions seulement que la diffusion
des idées occidentales put se produire dans l'intérieur du
pays. Au moyen âge, en Chine, le christianisme fut essen-
tiellement une religion étrangère, non seulement par son
origine, mais aussi par ses prosélytes : à de rares exceptions
près, ceux-ci en effet n'étaient pas les autochtones, mais
bien les innombrables fonctionnaires amenés à leur suite
par les khans mongols. Il en fut tout autrement, lorsqu'à
la fin du XVIe siècle, les Jésuites pénétrèrent en Chine; leur
action devait se faire sentir sur la population chinoise elle-
même; ils se trouvaient par suite en présence de religions
indigènes, auxquelles ils devaient chercher à arracher des
adeptes pour les rattacher à leurs propres croyances.

La Chine possède, ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de le
dire ici, trois religions, San Kiao, qui sont le Jou Kiao
(religion des Lettrés), le Tao Kiao (religion des taoïstes, dis-
ciples de Lao Tseu) et le Fo Kiao (religion de Fo, boud-
dhisme). Les deux dernières sectes importaient peu aux
missionnaires, mais il n'en était pas de même de la religion
des Lettrés, qui par les devoirs qu'elle imposait à ceux qui
lui appartenaient, c'est-à-dire à tous les fonctionnaires,
paraissait offrir une barrière infranchissable à tout recru-
tement chrétien.

Le P. Ricci, fondateur de la mission des Jésuites de Pe-
king, au commencement du XVIIe siècle, remarque : « Le
vrai temple des Lettrés est celui de Confucius; la loi veut,
en effet, qu'on lui en élève un dans toutes les villes, au
lieu que nous appelons l'École. A ce temple, très somp-