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0322 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 322 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

et universel des Ancêtres, c'est-à-dire l'hommage rendu
par les Chinois de toutes les classes à leurs ascendants, culte
qui avait pour base la piété filiale, fondement de la famille
chinoise, à la tête de laquelle se trouve l'Empereur lui-même,
Fils du Ciel. Ce culte que nous avons décrit (I, pp. 171
seqq.) était-il compatible avec l'enseignement du culte ca-
tholique?
Il y avait enfin une troisième difficulté dans l'évangéli-
sation en Chine, difficulté facile à régler lorsque le Souverain
Pontife en serait saisi : c'était celle de savoir par quel mot
chinois on désignerait Dieu. Serait-ce Chang Ti, l'Être su-
prême? T'ien, le Ciel? T'ien Tchou, le Seigneur du Ciel?
Chen, l'Esprit? etc. Nous verrons que le Pape choisit
l'appellation T'ien Tchou pour désigner la Divinité.
Nous avons vu que le P. Ricci s'était, somme toute,
fort peu préoccupé du caractère du culte rendu à Confucius
et aux Ancêtres. Il en fut tout autrement lorsqu'à sa mort,
le 11 mai 1610, le P. Nicolas Longobardi lui succéda comme
Supérieur de la Mission. Longobardi explique ses doutes
de la manière suivante :
« Il y a plus de vingt-cinq ans que le Xangti de la Chine
(terme qui signifie le Roi d'en haut) commença à me faire
quelque peine, parce qu'à mon entrée dans le Royaume,
ayant lû selon la coûtume de nostre Compagnie les Quatre
Livres de Confucius, je remarquay que l'idée que divers
Commentateurs donnoient du Xangti estoit opposée à la
nature divine. Mais comme nos Peres, qui depuis long-tems
faisoient de la Mission, m'avoient dit que le Xangti estoit
nostre Dieu, je rejettois mes scrupules, & je m'imaginois,
que la difference qui se trouvoit entre le Texte ainsi enten-
du, & les Commentaires Chinois, venoit de l'erreur de
quelque Interprete, qui n'avoit pas bien pris le sens du
Texte, & qui s'estoit éloigné de la doctrine des Anciens.
Je demeuray dans cette pensée pendant les treize premières
années de mon séjour en la ville Xao-cheu, sans m'éclaircir,
comme je le devois, sur ces difficultez, & sans le pouvoir
mesme, parce que nos Peres estoient dispersez dans les
autres maisons de nostre Compagnie. »