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0323 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 323 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Longobardi fut prévenu par une lettre du Père Pasio,
Visiteur du Japon, que certains livres composés en chinois
par les Jésuites renfermaient des erreurs semblables à celles
des païens. Longobardi se mit donc à étudier la question
plus à fond et exprima ses doutes, partagés par un de ses
confrères, le P. Sabathino de Ursis, dans un Traité sur
quelques points de la Religion des Chinois. Le travail du
P. Longobardi n'exerça d'ailleurs aucune influence sur les
affaires, car il resta manuscrit et ne fut imprimé qu'en
1676, en espagnol, par le P. Navarrete, et en français,
en 1701, à Paris, par les adversaires des Jésuites.
L'orage ne devait éclater que sous l'administration du
P. Emmanuel Diaz (Junior) qui, en 1626, avait remplacé
en qualité de vice-provincial le P. Longobardi, qui ne de-
vait mourir à Pe King que le 11 décembre 1654, et rétracta
ce qu'il avait dit sur les rites chinois au début de sa car-
rière. En effet, la venue de religieux appartenant à d'autres
ordres allait bouleverser la quiétude dans laquelle vivaient
les Jésuites. En 1631 arrivaient au Fou Kien les dominicains
Angelo Coqui et Thomas Serra et, deux ans plus tard,
Jean-Baptiste Moralez, également dominicain, et le fran-
ciscain Antoine de Sainte-Marie : celui-ci, hostile aux rites,
écrivit un Traité sur quelques points importants de la Mission
de la Chine, adressé au R. P. Louis da Gama, jésuite, Visi-
teur des Provinces de la Chine et du Japon, qui ne vit le
jour qu'en 1701, avec celui du P. Longobardi, dans lequel
il arrivait à la conclusion suivante :
« Cette expérience nous doit persuader que quelques
obstacles & quelques difficultez que nous appréhendions
de trouver dans l'entreprise de détourner les Chinois, &
particulièrement les Mandarins & les Lettrez du culte
ancien & universel qu'ils rendent à Confucius & aux An-
cêtres, nous ne devons ni le tolérer, ni nous abstenir d'en
faire voir la superstition avec beaucoup de douceur & de
bonnes raisons, laissant à Dieu le soin de faire réussir nos
travaux. Car si nous nous ménageons sur cet article, nous
attaquons le premier Commandement du Décalogue, &
nullement le quatrième. Je ne dis pourtant pas qu'on

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