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0328 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 328 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

promulguer en Chine. Tournon arriva à Canton le 8 avril
1705 ; il fut bien accueilli à Pe King par l'empereur K'ang Hi,
et une première audience particulière lui fut accordée le
31 décembre suivant. Reçu en audience solennelle le 26
juin 1906, le Patriarche eut à répondre aux questions de
l'empereur, qui se montra favorable aux Jésuites ; l'évêque
de Conon, chargé de rédiger ce qu'il trouvait de contraire
à la religion chrétienne dans la doctrine de Confucius, écri-
vit un Mémoire qui indisposa les esprits contre lui : on le
taxa d'ignorance, et l'on prétendit qu'il n'avait rien com-
pris aux textes chinois. Maigrot se trouvait naturellement
dans une situation défavorable ; vicaire apostolique du Fou
Kien, étranger aux manières de la Cour, son long séjour dans
la province qu'il administrait, où le dialecte que l'on parle
est tout à fait différent de celui de Pe King, ne le préparait
guère à lutter contre des adversaires versés dans les usages
de la Cour, habitués à manier la langue du Nord et soutenus
au fond par l'empereur. Le lazariste APPIANI, qui accom-
pagnait Tournon, était trop nouvellement arrivé en Chine,
quoiqu'il déployât un zèle, voire une violence extrêmes,
pour être d'un grand secours à l'évêque de Conon. Celui-ci
trouva un appui inespéré parmi ses adversaires : Claude de
Visdelou, l'un des premiers Jésuites envoyés par Louis XIV,
prit le parti du légat, mais ils avaient affaire à forte partie.
Nous possédons les procès-verbaux des discussions qui eurent
lieu sur cette Question des Rites. Le P. STUMPF, et surtout le
P. PROVANA, déployèrent une vigueur dans leurs argu-
ments qui produisirent le plus grand effet sur l'empereur.

Et cependant le règlement de la Question des Rites ne fut
certainement pas la plus grosse difficulté que rencontra
Tournon dans sa mission. Une des principales causes de la
mésintelligence qui régnait entre les divers ordres religieux,
était la concurrence qu'ils se faisaient les uns aux autres.
Dans la même ville se trouvaient aussi bien des églises de
Franciscains et de Dominicains que de Jésuites, et toutes
ces communautés étaient placées sous la juridiction d'un
évêque qui, naturellement, ne pouvait appartenir qu'à une