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0342 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 342 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

dans le délai marqué. Quant aux missionnaires venant résider
à Pe King, ou allant s'installer à Macao, les mêmes auto-
rités délégueront des mandarins chargés de prendre soin
des voyageurs le long de la route, et de leur épargner la
fatigue. Respect à ceci ! ! »

Il en résulta que seuls les églises et les missionnaires de
la Cour furent épargnés, mais il n'en fut pas de même en
province ; ceux qui pouvaient être utiles pour le calendrier
et différents arts furent conduits à Pe King, les autres furent
relégués de tous les points de la Chine : du Chan Toung, du
Ho Nan, du Kiang Nan, du Hou Kouang, etc., à Canton.
Les mandarins ne manquèrent pas de profiter d'une si belle
occasion pour dépouiller les Chrétientés : à Kouei Lin, le
fou t'ai fait renverser les autels et brûler les images; au
Fou Kien, les églises furent transformées en écoles pu-
bliques. Le Jésuite polonais Jean-Baptiste BAKOWSKI faillit
être lapidé à Hang Tcheou ; le P. PORQUET n'échappa à la
mort que grâce à un mandarin local qui le protégea contre
la fureur du peuple ; le vicaire apostolique du Chen Si et du
Chan Si, le Franciscain ANTOINE, évêque de Loryme, fut
reconduit brutalement avec un de ses missionnaires à
Si Ngan. Les Pères Koegler, Parrenin et Mailla furent reçus
par l'empereur qui ne leur cacha pas que son but était de
détruire le christianisme en Chine.

En 1732, la situation devint plus grave encore, car les
missionnaires, chassés auparavant des provinces et déportés
à Canton, en furent expulsés et transportés au nombre de
plus de trente à Macao.

Young Tcheng n'en avait pas moins bien accueilli en 1725,
les deux Carmes, GOTHARD et ILDEFONSE, porteurs de deux
brefs du pape BENOÎT XIII, auquel il envoya en présent
cent seize pièces de soieries et du ginseng.

Le traité de Nertchinsk (1689), l'ambassade d'Ismaïlov
(1719-1722), voire la mission de Lange (1721-1725) n'avaient
pas suffi à établir sur des bases stables les relations entre la
Russie et la Chine : la frontière des deux empires restait à
délimiter, le statut des transfuges devait être réglé, les con-