National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0361 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 361 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

le pouvoir qu'aurait voulu lui arracher BAHÀDUR SÂH,
frère de SIMHA PRATÀPA.

Les Gourk'as ayant annexé le Sikkim en 1789, incités
par le frère du Pan Tch'en lama, sous prétexte qu'on avait
élevé les droits de douane et que le sel que leur vendaient
les Tibétains était de mauvaise qualité, levèrent des troupes
et franchirent la frontière en avril 1790. Aucune résistance
n'était possible : les fonctionnaires chinois, PA TCHOUNG,
NGAO HOUEI, vice-roi du Se Tch'ouan, et TCH'ENG TO,
maréchal commandant les troupes de cette province,
envoyés par l'empereur, prirent la responsabilité d'arran-
ger les affaires à l'amiable, sans combat. Les Gourk'as
étaient arrivés à Shikar Jong, à mi-chemin de Lhasa; ils
exigèrent une grosse indemnité de guerre et un tribut
annuel de 100,000 roupies; on transigea pour 50,000. Après
le paiement de la première annuité, les Gourk'as se reti-
rèrent et envoyèrent une ambassade à K'ien Loung.

Cependant les Tibétains n'exécutant pas le traité, les
Gourk'as marchèrent sur Tachi loum bo et pillèrent le
couvent, tandis que le Pan Tch'en Lama s'enfuyait (1791).
Un envoyé de K'ien Loung ayant été insulté, l'empereur
envoya immédiatement une armée placée sous le com-
mandement de FOU K'ang-ngan qui écrasa les Gourk'as le
4 septembre 1792 à Debung, à une journée de marche de
Katmandou. Vainement les Gourk'as demandèrent l'appui
de Lord CORNWALLIS, Gouverneur-général de l'Inde. Le
frère du lama s'empoisonna. Les Chinois profitèrent de leur
victoire pour consolider leur autorité au Tibet où ils éta-
blirent une garnison régulière de 3,000 soldats indigènes et
de 1,000 soldats chinois et mandchous; en outre, ils instal-
lèrent dans la capitale tibétaine un résident impérial, dési-
gné sous le titre de Tchou Tsang Ta Tchen, dépendant du
Li Fan Youen, avec un rang égal à celui du Gouverneur du
Se Tch'ouan. Depuis cette époque, tous les cinq ans le Tibet
envoyait une mission à Pe King qui saluait le bodhisattva
Manjuçri dans la personne de l'Empereur. Cette mission
quitte Katmandou à l'ouverture des passes des Himalayas,
généralement dans la première moitié de juin, à la fonte des