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0363 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 363 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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lama, par l'empereur Chouen Tche. Un magnifique mau-
solée fut érigé en l'honneur de l'illustre défunt, et son corps
fut ramené au Tibet avec de grands honneurs. Toutefois, il
est arrivé une aventure macabre au crâne du lama. Son
chef, conservé à Pe King, dans un reliquaire d'or, orné de
pierres précieuses, par le hasard d'un des pillages dont la
capitale chinoise a souffert de la part des Européens, tomba
entre les mains d'un soldat qui s'empressa de céder cette
relique à un marchand de bibelots de Paris. Celui-ci, non
sans avoir allégé la boîte d'or de ses pierres précieuses, la
vendit au prince Oukhtomsky, après en avoir fait exécuter
des fac-similé qui sont l'ornement des collections d'ama-
teurs bien connus.
Le frère aîné du Pan Tch'en Lama, le Hou t'oukh t'ou
Tchong pa, mit la main sur les richesses du couvent et
écarta son frère cadet Cho ma eul pa (Cha mar pa), sous
prétexte qu'il appartenait à la secte des lamas rouges;
celui-ci, mécontent, passa aux Gourk'as, au Népal.
Nous avons vu que l'Annam conquis en 1407 par les
Ming avait recouvré sa liberté avec Lê lo'i, qui monta sur
le trône en 1428, sous le nom de Lê Thai-to, fondant ainsi
la dynastie des Lê postérieurs.
L'Annam, qui était en réalité la contrée que nous appelons
le Tong King et qui avait compris à l'époque des Han une
partie de la Chine méridionale, se heurtait au midi au
royaume de Tchampa qu'il annexa définitivement en 1471;
cet obstacle franchi, il devait plus tard rencontrer la puis-
sance qui, du sud, avait, en marchant vers le nord, pressé le
Tchampa : le Cambodge ou Empire Khmer qui, lui-même,
avait été coupé en deux parties par l'invasion des Thai (sia-
mois) ; d'une part les Mon rejetés à l'ouest, à l'embouchure
de l'Irawadi, au royaume de Pégou, d'autre part les
Khmers qui occupèrent la Basse Cochinchine en plus de la
région du Ton lé Sap. Le Cambodge, comprimé entre l'An-
nam et le Siam, aurait été leur proie et aurait subi le sort du
Tchampa, sans l'intervention de la France au XIXe siècle.
L'unité de l'Annam fut pendant un siècle compromise
par la rébellion des Mac ou Mou, dont le chef Mac Dang-