National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0372 |
Histoire Générale de la Chine : vol.3 |
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ment en huit articles pour le bon fonctionnement du com-
merce des étrangers; revisés en 1810, ces règlements furent
confirmés en 1819, par Kia K'ing.
Le *Co Hang* aboli en 1771 (28e jour, 12e lune, 35e année
K'ien Loung = 12 février 1771), une somme de 3.808.076
dollars espagnols était due aux sujets britanniques. En
1779, un vaisseau de Madras, le *Sea Horse*, commandé par
le capitaine PANTON, muni d'instructions de l'amiral
Sir E. VERNON, arriva à Canton pour obtenir le paiement
de cette dette; à la suite d'une audience accordée non sans
peine par le vice-roi, il fut arrangé qu'on paierait dix shil-
lings à la livre (sans intérêt), comme composition devant
être payée en dix ans à partir de 1780. A peine Panton
fut-il parti, que les Chinois établirent un nouvel instrument
d'extorsion appelé *Consoo Fund*.
« Les Européens établis à Canton, ne faisaient et ne rece-
vaient de paiements qu'en piastres d'Espagne, appelées en
Chinois *yin ts'ien*, « monnaie d'argent » et valant 7 mace
2 candarins ou 108 sols tournois [5 fr. 34 centimes]. La
piastre était reçue dans le commerce au titre de 94; mais
le Hopou ne la reçoit qu'au titre de 93 ¹. »
Le but principal de la mission de d'ENTRECASTEAUX à
Canton en 1787 était d'obtenir le règlement des sommes
considérables dues par les Chinois aux négociants français —
en 1783, elles s'élevaient à 617.480 piastres ou 3.334.362
livres tournois — d'examiner les griefs nombreux du com-
merce étranger et, d'une manière générale, de recueillir
tous les renseignements utiles à la France et de faire tout
ce qui était en son pouvoir au mieux des intérêts de notre
pays, suivant les circonstances. Les instructions, datées de
Versailles, le 17 février 1786, furent envoyées à d'Entre-
casteaux, commandant des forces navales en station dans les
Indes orientales, à Pondichéry. Il est certain que d'Entre-
casteaux n'avait pas le temps nécessaire d'examiner le bien
fondé des créances françaises, pas plus qu'il ne pouvait,
sans avoir recours à la force, c'est-à-dire sans engager le
pavillon du roi, exiger des Chinois le règlement de leurs
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