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0378 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 378 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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1753, prit la direction le 7 septembre 1772 ; les deux autres
membres du Conseil étaient le Chevalier DE ROBIEN,
troisième subrécargue, hostile à son chef, et Jean-Pierre
CLOUËT. Cette situation ne pouvait se prolonger plus long
temps et le roi, sur la proposition de son ministre, se décida
de créer à Canton un consulat à l'exemple de celui de Surate
auquel avait été nommé le frère d'ANQUETIL DU PERRON,
ANQUETIL DE BRIANCOURT. Le comptoir de Surate avait
été le premier établissement français fondé aux Indes.
CARON, qui avait quitté le service de la Hollande pour celui
de la France, y avait établi une factorerie en 1668. L'Ordon-
nance royale en 23 articles (3 février 1776) était précédée
d'un rapport sur la création d'un Consulat à Canton.
A défaut de Thimotée et de Clouët qui déclinèrent, le pre-
mier, l'offre du poste de consul, le second celui de chance-
lier, on nomma consul le 20 octobre 1776, Pierre-Charles
François VAUQUELIN, ancien subrécargue, et chancelier
Philippe VIEILLARD. Vauquelin étant mort le 23 septem-
bre 1782, fut remplacé par Vieillard, qui nomma chancelier,
l'interprète Jean-Charles-François GALBERT (26 septem-
bre 1782) ; au bout d'un an celui-ci abandonna ses nouvelles
fonctions au commerçant Paul-François COSTAR. Le 21
mars 1784, DE GUIGNES, le fils, s'embarquait à Brest pour
rejoindre le consulat de Canton.
La guerre d'Amérique avait porté un coup funeste à notre
commerce en Chine ; les autres nations avaient pris notre
place dans les rares marchés d'Europe que nous laissait
comme un os à ronger l'Angleterre, pour y porter des pro-
duits de Chine : par exemple, la Flandre, à laquelle nous
fournissions le thé, où les Impériaux s'étaient substitués à
nous. Notre consul avait affermé la factorerie française à
la Compagnie Impériale de Trieste.
En Chine, les glaces, les draps et lainages venus de France
avaient augmenté considérablement de prix ; la guerre
avait fait le bénéfice des Portugais ainsi que de la Compagnie
suédoise, mais les droits prélevés par la Couronne de Portu-
gal étaient si considérables qu'ils ne pouvaient lutter avec
leurs concurrents.