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0379 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 379 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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Immédiatement après la signature du traité de Versailles
en 1783, le roi de France chercha à renouveler son com-
merce de Chine, dont il avait accordé le privilège, par arrêt
du Conseil d'Etat, au sieur GRAND CLOS MESLÉ.

On put craindre dès 1785 que la paix de l'Europe ne fût
de nouveau troublée ; l'empereur JOSEPH II était en diffi-
cultés avec la Hollande ; une guerre générale pouvait en
résulter. L'Angleterre, en prévision d'une lutte qui lui
fermerait les marchés de l'Extrême-Orient, à la grande
inquiétude de la France, forçait ses approvisionnements
de thé et laissait entrevoir d'alarmantes visées politiques.
Sur 48 vaisseaux venus d'Europe en 1786, 29 étaient anglais ;
un seul français.

Avec une légèreté inconcevable, avant même que la
liquidation de la Compagnie des Indes fut terminée, M. de
CALONNE établissait une nouvelle Compagnie des Indes
par arrêt du Conseil rendu le 14 avril 1785, qui allait enlever
toute importance au Consulat de Canton au moment même
où Vieillard rentrait en France. Un traité de commerce et
de navigation signé le 26 septembre 1786 entre la France
et l'Angleterre, plus favorable aux Anglais qu'aux Fran-
çais, n'améliorait pas notre situation commerciale.

Une note du 8 février 1786 définit la situation à Canton :
on ne conservera qu'un agent avec un interprète, sans
aucune communauté avec la Compagnie des Indes ; le Che-
valier d'ENTRECASTEAUX devait faire choix de l'agent ;
il débarqua à Canton le 16 février 1787 et en repartit le
3 mars, laissant De Guignes pour cumuler les fonctions
d'agent et d'interprète, et confiant au missionnaire J. DE
GRAMMONT le soin de faire connaître à Pe King ses ren-
seignements sur les agissements supposés des Anglais, et
de surveiller le règlement des créances des négociants
français. Un décret du 3 avril 1790 supprima la Compa-
gnie des Indes qui se reconstitua en compagnie privée,
mais elle perdait ses privilèges et le commerce devenait
libre. La situation de De Guignes vis-à-vis des étrangers
était fort précaire : les Anglais refusaient, non sans raison
d'ailleurs, de reconnaître comme Agent de la Nation fran-