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0391 Histoire Générale de la Chine : vol.3
中国史概説 : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / 391 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

d'arrivée à Gothembourg, où aura lieu la vente de la car-
gaison de retour. Des projets furent établis pour faire le
commerce de Canton, et le premier navire dont on fit choix
dans ce but, en 1731, fut le *Frédéric-roi-de-Suède*. Ce navire,
à son retour de Chine (1733), fit la dure expérience d'un
début dans le commerce lointain; des bâtiments hollandais
le saisirent, dans le détroit de la Sonde, sur la foi de rapports
faux ou exagérés des subrécargues néerlandais de Chine et
le conduisirent à Batavia; mais à la suite de l'examen de la
charte royale suédoise, les Hollandais reconnurent qu'ils
n'avaient aucun droit de saisir le navire, le relâchèrent avec
force excuses, lui fournirent les vivres nécessaires gratis,
le firent accompagner par un de leurs propres vaisseaux et
trois délégués, en sorte que cette première aventure se ter-
mina plus heureusement qu'on n'aurait pu l'espérer.
La seconde expédition suédoise devait être moins heu-
reuse, quoiqu'elle eût été préparée avec le plus grand soin;
le navire désigné était la *Reine Ulrique-Eléonore*, capitaine
Peter VON UTFALL destiné pour Porto Novo, sur la côte de
Coromandel, qui arriva dans ce port le 1er septembre 1733,
après avoir quitté Gothembourg le 9 février.
Nous avons raconté ailleurs ¹ les ennuis que lui suscitèrent
George Morton PITT, gouverneur de Madras, et LENOIR, gou-
verneur de Pondichéry. Le navire suédois était de retour
à Gothembourg le 4 février 1735, ayant à grand peine
échappé à ses ennemis. La Société, dit Raynal, expédia
« durant la durée de son octroi, vingt-cinq navires: trois pour
le Bengale et vingt-deux pour la Chine; un de ces vaisseaux
fit naufrage avec sa cargaison entière, et trois périrent
sans chargement. Malgré ces malheurs, les intéressés reti-
rèrent, outre leur capital, 817 ½ pour cent, ce qui montoit,
année commune, à 54 ½ pour cent : bénéfice infiniment con-
sidérable, quoique sur ce produit, chacun des actionnaires
dût faire & payer lui-même ses assurances ».
Quelques-uns des agents de la Compagnie de Suède au
XVIIIe siècle, comme Pehr OSBECK, Olaf TOREE, aumônier,