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0424 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 424 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Fersécution
contre les
Chrétiens,
1805.
missions catholiques jouirent d'une grande tranquillité; en
particulier celle du Se Tch'ouan s'était relevée de la cruelle
persécution de 1785. Le vicaire apostolique, François
Pottier, évêque d'Agathopolis, étant mort le 28 octobre 1792,
avait eu pour successeur, son coadjuteur, Mgr de Saint-
Martin, dont la sage administration accrut singulièrement
la prospérité de la mission qu'il laissa à sa mort, le
15 novembre 1801, aux soins de Louis-Gabriel-Taurin Du-
fresse, évêque de Tabraca, qui continua avec succès son
œuvre féconde; ce fut sous l'épiscopat de ce prélat que,
grâce à lui, se réunit au Se Tch'ouan en septembre 1803, le
premier synode de Chine.
Au cours de cette période, la Société des Missions
Étrangères avait passé par de pénibles épreuves. D'abord
en Chine, la Procure établie à Macao en 1732 avait eu à
lutter contre le mauvais vouloir du gouverneur portugais
qui, néanmoins, refusa de livrer le procureur Claude-Fran-
çois Letondal, successeur (1788) de Jean-Joseph Descour-
vières, aux autorités de Canton qui tentèrent de le faire
enlever de vive force.
D'autre part, la Révolution française avait frappé la
Société des Missions Étrangères à la tête : pendant la
tourmente, les neuf directeurs avaient été obligés de se dis-
perser : trois s'étaient réfugiés en Angleterre, trois à Amiens,
deux à Rome. Le Séminaire de Paris, avait été vendu comme
bien national, mais l'un des directeurs, Thomas Bilhère,
avait veillé sur le vieil édifice de la rue du Bac, le fit racheter
en 1798 et obtint enfin le 23 mars 1805 (2 germinal
an XIII) de Napoléon le rétablissement de la Société,
confirmé par Louis XVIII le 2 mars 1815.
Mais pendant ce temps de troubles, le recrutement des
missionnaires était devenu presque impossible, les besoins
de la métropole absorbant toutes les forces disponibles;
un événement imprévu faillit même anéantir le fruit de
tant d'années de labeur. L'empereur Kia K'ing, aussi hos-
tile que son père aux religions étrangères, mais moins
intelligent que lui, profita de la révolte des adeptes de la
secte de Pei Lien Kiao, pour recommencer à persécuter les