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0068 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 68 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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tration Ader, l'abbé Deluc, interprète du Commandant
en chef, Ozouf, chasseur au 2e à pied, le soldat Bonicho,
l'infirmier militaire Blanquet, et quelques autres soldats,
en tout quatorze Français. Le capitaine d'état-major Cha-
noine, plus tard général et Ministre de la Guerre, échappa,
grâce à la rapidité de son cheval, mais ses ordonnances
furent capturés. M. d'Escayrac de Lauture, chargé
d'une mission scientifique fut également fait prisonnier.
Le 17 septembre, les armées alliées avaient quitté Ho-
si-wou et allaient camper au nord du village de Ma Teou;
le lendemain matin, elles se remettaient en marche : la
colonne française, renforcée de troupes amenées de T'ien
Tsin par le général Collineau, suivait la colonne anglaise
qui, à huit kilomètres à peu près de Ma Teou, se heurta à
l'armée tartare; celle-ci se déployait sur un front de cinq
kilomètres, formant devant Koua Ts'oun, village en avant
de Tchang Kia Wan, un vaste arc de cercle, appuyé sur le
canal qui conduit au Peï Ho. A ce moment, Heng K'i,
troisième Commissaire impérial se présentait pour voir
les ambassadeurs et il semblait surpris d'apprendre que
ceux-ci n'étaient pas à l'avant-garde, mais étaient restés
à Ho-si-wou. On ne peut supposer qu'il fut ignorant de ce
qui se préparait et le but des Chinois était évidemment de
s'emparer des Plénipotentiaires.
En attendant les nouvelles, les Commandants en chef
prirent les mesures que réclamait la grave situation; à ce
moment, le capitaine Chanoine et le colonel Walker, celui-ci
blessé à côté de l'officier comptable Ader, resté aux mains
des Chinois, arrivaient de toute la vitesse de leurs chevaux
avec la nouvelle de la trahison.
Les généraux décidèrent de tourner les deux ailes enne-
mies; Montauban s'appuyant sur le canal et le village de
Lio Tsang, opérait à droite; à gauche le général Michel avec
la cavalerie soutenue par le général Grant et l'infanterie,
poussait vigoureusement l'ennemi sur la route de Koua
Ts'oun et enfonçant son aile droite; devant l'impétuosité
de l'attaque des Alliés, les Tartares reculèrent; à 3 heures,
les deux colonnes s'étaient rejointes et l'ennemi avait