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0097 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 97 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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pour leurs pavillons les avantages accordés aux autres
nations. Le Commissaire américain, Humphrey MARSHALL,
prédécesseur de Mac Lane, sans reconnaître la réclamation
de ses nationaux, avait, le 20 janvier 1854, déclaré le port
libre et le traité abrogé; ce qui avait permis aux navires
américains Oneida et Science de quitter Chang Haï sans
payer de droits. A leur tour, les maisons de commerce
anglaises de Chang Haï, BLENKIN, RAWSON & Cº, GILMAN,
BOWMAN & Cº, SMITH, KENNEDY & Cº, etc., y compris les
Parsis, D. BURJAJEE, DHURUMSEY, POOJABHOY, A. HABE-
BHOY, COWASJEE PALLANJEE & Cº, adressèrent une lettre
de protestation contre le payement des anciens droits à
Sir John Bowring, alléguant le blâme infligé au consul
Rutherford Alcock par Sir George Bonham, Plénipoten-
tiaire, prédécesseur de Bowring.
Le ministre américain Mac Lane arriva à Chang Haï le
8 juin 1854; il y fut rejoint par Bowring et par l'amiral an-
glais, Sir John STIRLING. Sir John Bowring annonçait claire-
ment son intention de donner satisfaction au gouvernement
chinois, en dépit de toute opposition. Dans la réponse qu'il
adressa aux négociants anglais, tout en penchant pour que
les promissory notes acquittées, il ne décida pas toute-
fois lui-même cette question et se borna à déclarer « que les
autorités chinoises ont le droit de porter leurs réclamations
contre les négociants anglais devant la cour consulaire, qui
prononcera dans chaque cas particulier suivant les circon-
stances ».
La question devenait diplomatique et l'on ne pouvait
aller en appel à la Cour de Hong Kong. Lord Clarendon,
qui avait attendu l'arrivée en Angleterre de Sir George Bon-
ham, ancien Plénipotentiaire en Chine, pour décider avec lui
de la question, se montra d'un avis diamétralement opposé
à la théorie de Sir John Bowring. Le Gouvernement anglais
admettait que le payement ne devait pas avoir lieu, parce
que le payement des droits de douane à une autorité quel-
conque impliquait en retour de la part de cette autorité
une protection assurée au commerce étranger, et qu'en fait
le Gouvernement chinois avait manqué à ce devoir de protec-