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0111 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 111 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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de la dynastie, comprenait des Mandchoux, des Mongols
et des Chinois, distingués par le nom de Han Kiun, descen-
dant des indigènes du nord de l'Empire qui aidèrent les
envahisseurs tartares dans la conquête du pays. Cette ar-
mée était désignée sous le nom de Pa K'i, « Huit Bannières » ;
comme il y a trois nationalités ou Kou chan (Ku sai) elle
renfermait en réalité vingt-quatre bannières qui se divi-
saient en trois (9) supérieures et cinq (15) inférieures qui
se reconnaissaient par leurs couleurs : jaune avec bordure,
jaune, blanc, blanc avec bordure, rouge, rouge avec bor-
dure, bleue, bleue avec bordure. Chaque Kou chan avait à
sa tête un lieutenant général tou t'oung. Les Huit Bannières
pouvaient être considérées comme l'armée de la capitale.
L'armée provinciale chinoise connue sous le nom de
l'Étendard Vert, Lou Ying, se divisait en forces de terre :
Lou Lou, et forces de mer : Chouei Che; les généraux en chef
de province portaient le titre de t'i tou, de t'i t'aï; puis
venaient le général de brigade, tsoung ping; le colonel, fou
tsiang ; le lieutenant-colonel, ts'an tsiang ; les comman-
dants, yo ki ; les capitaines en premier, tou seu ; en second,
cheou pei ; les lieutenants, ts'ien toung ; les sergents, pa
tsoung ; etc.
Pendant longtemps les missions catholiques ont été pres-
que exclusivement l'objet de la sollicitude de la France en
Chine ; notre commerce était relativement peu important ;
notre grande compagnie de transports maritimes, les Mes-
sageries, ne fut établie qu'après l'expédition de 1860 et
notre protectorat des missions était la principale, sinon la
seule raison d'être de notre action à Pe King ; les nations
comme nous, sans grand commerce, telles l'Italie et l'Es-
pagne, ne jouaient qu'un rôle fort effacé dans la capitale de
l'Empire chinois, leurs missionnaires même échappant à leur
contrôle. L'occupation du Tong King et notre protectorat
sur l'Annam ont augmenté l'influence de la France dans
l'Extrême-Orient et lui ont permis d'ajouter à une situation
morale importante une situation matérielle considérable.
Nous avons vu que ce protectorat de la France avait
commencé de s'exercer par la création du Séminaire des