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0141 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 141 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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nombre de 32 furent ajoutés en exécution de l'article VII
du traité par lesquels les ports suivants furent ouverts au
commerce : En Chine : Chang Haï, Tchen Kiang, Ning Po,
Kieou Kiang, Han K'eou, T'ien Tsin, Nieou Tchouang,
Tche Fou, Canton, Swatow, K'ioung Tcheou, Fou Tcheou,
Amoy, Taï Wan, Tam chouei; au Japon : Yokohama,
Hakodate, Osaka, Hiogo, Niigata, Pezo. Le traité ratifié
par l'Empereur de Chine en septembre 1871, le fut avec
des modifications le 1er novembre par le Tenno.

Le Japon entrait dorénavant sur un pied d'égalité dans
le concert des pays étrangers ayant des traités avec la
Chine. Renonçant à son isolement séculaire, il prendra part
aux négociations avec l'Empire du Milieu, qui ressentira
cruellement la nouvelle situation qui lui est faite par un
pays qu'il considérait comme vassal et comme peuplé des
barbares Wo Jen. Parfois même, le Japon jouera en Chine
un rôle prépondérant à l'encontre des désirs, voire des
intérêts des autres nations étrangères, reléguées dans cer-
tains cas au second plan. L'intervention du Japon en
Chine après la révolution de 1868, marque donc une date
importante, non seulement de l'histoire de l'Extrême-
Orient, mais également de l'histoire du monde.

En 1871, la Chine croit le moment favorable pour se
faire rétrocéder par les étrangers quelques-uns des avan-
tages qu'ils avaient si péniblement acquis depuis dix ans.
Il est bien certain que le châtiment des principaux cou-
pables du massacre de T'ien Tsin n'ayant pas été exigé,
le gouvernement de Pe King devait être singulièrement
enhardi par cette marque de faiblesse apparente; d'autre
part, les revers de la France, principale protectrice des
intérêts des missionnaires en Chine, avaient pu faire croire
que ce grand pays accepterait bénévolement le memoran-
dum, ou circulaire, signé par Wen Siang et CHEN KOUEI-FEN,
que le Tsoung-li Yamen, mal inspiré, adressa aux Légations
étrangères au sujet des missions, et un projet de règlement
en huit articles, relatifs aux missionnaires chrétiens. Par
une dépêche du 14 novembre 1871, notre Chargé d'Affaires,
le Comte de Rochechouart, réfutait les propositions de la