National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0254 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 254 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

direction des Douanes maritimes, mais avec des employés
allemands de ce service. Les Russes menaçaient de passer
outre si les Chinois ne cédaient pas. D'autre part, les Chinois
pressés par l'Angleterre et les États-Unis d'ouvrir de nou-
veaux ports en Mandchourie, s'y refusaient tant que les
Russes n'auraient pas évacué le pays. Malgré l'opposition
de l'Angleterre, le Commissaire de Nieou Tchouang, C. A.
V. Bowra, un Anglais, fut remplacé par N. A. Konovalov,
un Russe.
La Russie, dont la politique asiatique servait les intérêts
de l'Allemagne en Europe, négligeait la Baltique, c'est-à-
dire, son front ouest, pour son front d'Extrême-Orient où
elle se créait de nouveaux ennemis. En quelques années, grâce
au chemin de fer sibérien, la Russie avait réduit de plu-
sieurs mois à quelques jours la distance entre l'Oural et la
Mer d'Okhotsk. L'œuvre grandiose accomplie au delà de
la Mer Caspienne par le Général Annenkov avait eu pour
complément ce travail gigantesque, le chemin de fer qui
traversant toute la Sibérie de l'ouest à l'est, avait porté
en quelques jours le Russe de Moscou aux bords du Paci-
fique. Le rescrit impérial décidant la question de la con-
struction de la grande ligne transsibérienne est du 17
mars 1891 ; le 19 mai de la même année, à Vladivostok,
l'héritier tsarévitch, qui devait être l'infortuné empereur
Nicolas II, posa la première pierre du chemin de fer et les
travaux furent commencés en Sibérie occidentale le 7 juil-
let 1892. D'autre part, en récompense des services rendus
par la Russie à la Chine pour la rétrocession du Leao Toung,
le 8 septembre 1896, une Convention fut signée à Pe King,
réglant la question des chemins de fer de Mandchourie et
leur rattachement au Transsibérien :
« I. Le Grand Chemin de fer de la Sibérie Russe étant sur
le point d'être terminé, la Chine consent à autoriser la
Russie à prolonger son chemin de fer sur les territoires
chinois :
a) Du port russe de Vladivostok dans la ville chinoise de
Hou Chouen dans la province de Kirin, de là au nord-ouest
à la capitale provinciale de Kirin.