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0305 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 305 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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à accepter de semblables conditions. Les Japonais ren-
forcent leurs garnisons du Chan Toung et de Mandchourie et
le 7 mai 1915, le Ministre du Japon à Pe King remet au
Ministre des Affaires étrangères un ultimatum exigeant
une réponse satisfaisante avant 6 heures de l'après-midi,
le 9 mai ; le 8, la Chine cédait, et le 25 mai, son représentant,
Lou Tseng-tsiang, Ministre des Affaires étrangères,
signait avec l'envoyé japonais Hioki Eki Juhsii une série
de traités relatifs au Chan Toung, à la Mandchourie méri-
dionale et à la Mongolie intérieure orientale. Le Japon, dans
les instructions données à M. Hioki par le baron Kato,
Ministre des Affaires étrangères, marquait au sujet des
vingt et une demandes : « Le Gouvernement impérial
estime qu'il est absolument essentiel, pour fortifier la
position du Japon dans l'Asie orientale aussi bien que pour
sauvegarder les intérêts généraux de cette partie du
monde, d'amener la Chine à adhérer aux propositions dont
il s'agit, et il est déterminé à atteindre ce but par tous les
moyens en son pouvoir. » Pour mieux assurer sa domination
sur la Chine, le Japon s'opposait à ce que cette puissance —
qui s'offrait à le faire dès août 1914, — prît part à l'attaque
dirigée contre Kiao Tcheou par les Anglo-Japonais ; de
nouveau, en novembre 1915, le Japon l'empêche de se
joindre aux puissances de l'Entente et ce n'est que le 14
août 1917 que la Chine peut déclarer la guerre à l'Alle-
magne et à l'Autriche, alors que le Japon s'est assuré, en
février, l'appui du Gouvernement Impérial de Russie au
sujet de ses desiderata concernant la cession éventuelle au
Japon des droits appartenant à l'Allemagne au Chan Toung,
et des îles allemandes occupées par les forces japonaises
dans l'Océan Pacifique au nord de l'Équateur. Le Japon
se fait donner d'autres promesses d'appui par la Grande-
Bretagne, le 16 février 1917, par la France, le 1er mars 1917,
et par l'Italie, dont le Ministère des Affaires étrangères fit
connaître verbalement, le 28 mars 1917, que le « Gouver-
nement italien n'avait aucune objection à formuler ».
Il est certain que la Chine n'a signé que contrainte les
accords de 1915 ; la brutalité du Japon dans les négociа-