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0310 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 310 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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susceptibles de nuire matériellement aux intérêts des
Chinois ou à leur sécurité. Nous avons solennellement pris
l'engagement de respecter l'indépendance et l'intégrité
territoriales de la Chine et de rester fidèles au principe des
facilités égales et de la porte ouverte pour l'industrie et le
commerce. Nous désirons simplement nouer des relations
avec ce pays dans un esprit de justice et d'aide mutuelle,
seule politique qui aboutira à une entente complète et
durable. Nous voulons rester les amis sincères de la Chine
et faire tous nos efforts pour assurer à la République un
avenir brillant, et au peuple chinois un état de bien-être
général. Nous sommes donc décidés à traiter à la Confé-
rence de la Paix toutes questions concernant les intérêts
chinois dans un esprit de réelle amitié. Le territoire de
Kiao Tcheou, cédé à bail à l'Allemagne, est passé entre nos
mains, grâce à la victoire de nos armes ; nous nous confor-
merons à notre engagement de le restituer à la Chine, sui-
vant l'accord japonais-chinois du 25 mai 1915. Mais nous
devons avoir recours dans une large mesure, soit directe-
ment, soit indirectement, aux riches ressources de la Chine,
et cela dans le dessein d'assurer notre existence économique.
Je veux croire que le gouvernement et le peuple chinois,
appréciant la valeur des relations de bon voisinage avec
le Japon, ne nous refuseront pas de nous aider dans ce
sens. Ils peuvent compter sur toute l'assistance que nous
sommes prêts à leur donner, sur notre volonté de contribuer
à la réalisation de leurs aspirations légitimes ; nous ne recu-
lerons pas devant l'ampleur de l'effort à donner, si le but est
le progrès et la prospérité de la Chine ; des problèmes finan-
ciers et économiques sont notamment à résoudre pour
assurer la sécurité et le bien-être de ce pays. »
Vaines paroles ! Les Japonais, aujourd'hui encore (1920),
ne prennent aucune mesure pour préparer l'évacuation
du Chan Toung ; ils cherchent au contraire à consolider
leur occupation. Ils ont besoin de la Chine pour en tirer les
matières premières nécessaires pour leur industrie et leur
commerce ; pays jadis agricole, le Japon s'est transformé,
et, comme l'Angleterre, deviendra une vaste usine. Si les