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0311 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 311 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Occidentaux et les Américains n'aident pas la Chine à sortir
de ses difficultés et à exploiter ses richesses, le Japon le
fera. La manière d'agir des Japonais au Chan Toung est
caractéristique : Tsing Tao est un port en pratique fermé
aux étrangers; ils y revendent cinq ou six fois plus cher
qu'il ne vaut le charbon de la province qu'ils accaparent;
les chemins de fer sont gardés par des soldats; le secret des
lettres de commerce est violé; aucun scrupule pour arriver
à leurs fins, sinon l'annexion, le monopole. Il ne reste rien
de la « porte ouverte », chère aux Américains.
L'attitude de l'Entente au sujet du Chan Toung est
inexcusable, tant au point de vue du droit qu'au point de
vue de l'intérêt; elle a cédé à la crainte que le Japon ne
suivît l'exemple de l'Italie et ne quittât brusquement
la Conférence de la Paix, si on ne lui accordait pas ce qu'il
demandait. Ce qui est moins explicable, c'est la médiocre
défense des représentants chinois.
« Dans les différentes conférences et réunions tenues
pendant la guerre par les Alliés, le Japon fut toujours
représenté et joua son rôle de grande Puissance à côté des
grandes Puissances européennes et des États-Unis. A la
Conférence de la Paix, il fut de même rangé parmi les Puis-
sances principales et associé à toutes les délibérations et
résolutions du Conseil suprême. La Chine, qu'une décision
prise par le Conseil suprême sur la question de Kiao Tcheou
et du Chan Toung n'avait pas satisfaite, s'était abstenue
de signer le traité du 28 juin 1919, malgré les déclarations
qui lui avaient été faites sur la ferme résolution du Japon
de lui rétrocéder le territoire reconquis sur l'Allemagne.
Aujourd'hui encore, la signature de la Chine manque au
traité de Versailles, mais le protocole lui demeure ouvert
et la situation de la République chinoise parmi les Alliés,
son attitude vis-à-vis de nos anciens ennemis n'en sauraient
sans doute être modifiées. L'intérêt de la Chine et la sin-
cérité de ses sentiments envers les Alliés nous sont l'augure
et le gage de l'adhésion qu'elle finira par donner à l'Acte
international qui lui confère de si grands et précieux avan-
tages, et lui trace sa ligne d'avenir.