National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0319 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 319 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

du pays en neuf zones militaires; 2º réduction du nombre
des troupes; 3º abolition du régime des chefs militaires;
4º moyens d'encourager l'industrie et le commerce;
5º introduction du système autonome; 6º arrangement de
la question du Parlement par les délégués des deux parties;
7º reconnaissance de l'élection du Président de la Répu-
blique. L'accord n'est pas encore fait, quand la seule
chance de salut pour la Chine est dans l'union de tous les
partis.

Nous voyons la lutte engagée, non seulement entre le
Nord et le Sud, mais aussi entre les troupes du Nord dites,
les unes, troupes de Ngan Fou, avec à leur tête le maréchal
Touan K'i-jouei, originaire du Ngan Houei, vainqueur
de Tchang Hiun; les autres, troupes du Tche Li, com-
mandées par Wou P'ei-fou, protégé de Ts'ao K'oun,
tou kiun du Tche Li. Le nom de Ngan fou (Anju) est
formé de la première syllabe des noms des deux provinces
Ngan Houei et Fou Kien, dont le club, où se réunissaient
les partisans de Touan K'i-jouei, était situé dans la rue de Pe
King, appelée Ngan Fou Hou-t'oung. Touan passait pour
être en faveur des Japonais. Wou P'ei-fou, qui commandait
au Hou Nan, évacua cette province et marcha avec ses
troupes du Tche Li, sur Pe King qu'il encercla le 25 juil-
let 1920, les hostilités ayant commencé sur la ligne du che-
min de fer de Pe King à Han K'eou. Le tou kiun des trois
provinces mandchouriennes, Tchang Tso-lin, envoya ses
troupes à l'aide de Wou P'ei-fou en faveur duquel se pro-
noncèrent les chefs de Canton et du Yun Nan, ce qui paraît
prouver qu'il s'agissait bien d'un mouvement national.
Touan K'i-jouei fut complètement battu et ses principaux
partisans se réfugièrent à la légation du Japon. L'élément
civil n'a eu aucune part dans cette lutte entre les généraux.

La politique extérieure de la Chine, incertaine en géné-
ral, ne paraît pas bien définie en particulier en ce qui con-
cerne ses voisins du nord et du nord-ouest; le danger
bolcheviste la menace, et tandis qu'elle négocie avec la
Russie soviétique, par un décret du 23 septembre 1920,
elle met fin à la mission de l'Ambassadeur impérial Konda-