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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0009 |
Histoire Générale de la Chine : vol.4 |
| 中国史概説 : vol.4 |
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A la chute de la dynastie éphémère de Koxinga, cette grande île était rentrée sous la domination de l'Empereur. Sakkam, où avaient été établis les Hollandais, devint la capitale sous le nom de T'aï Wan Fou, dont dépendaient trois *hien* : Tchou Lo, T'aï Wan et Foung Chan. La détestable administration locale installée par les Chinois amena, comme plus tard dans les T'ien Chan, des soulèvements nombreux dont le plus important eut lieu en 1722. Le 26 août 1771, le fameux aventurier, comte Maurice-Auguste BENIOVSKI, échappé de sa captivité chez les Russes au Kamtchatka, débarquait à Formose, qu'il quittait le 12 septembre de la même année, après avoir formé de grands projets de colonisation dans cette île. Beniovski fut chargé plus tard de les réaliser pour la France à Madagascar, où il périt misérablement en 1786 en combattant les Français contre lesquels il s'était tourné. La paix avait régné depuis cette époque jusqu'en 1830; une querelle ayant éclaté entre deux villages, les mandarins chinois, gagnés probablement par des présents, prirent parti pour l'un d'eux. Les habitants du village sacrifié s'armèrent, battirent les troupes impériales et s'emparèrent de la capitale T'aï Wan Fou. Une flotte chinoise équipée en grande hâte dans le Fou Kien arrivait devant T'aï Wan lorsque la zizanie entre les vainqueurs rendit son effort inutile : la paix était complètement restaurée en 1833. La mauvaise administration du Céleste Empire devait porter ses fruits amers.
L'insuccès de l'ambassade de Lord Amherst ajoutait aux difficultés de tout genre que soulevaient les autorités de Canton à l'égard des Anglais qui, il faut bien le reconnaître, manquaient souvent de tact dans leurs relations avec les Chinois. Les chefs de la factorerie anglaise, très âpres en affaires, suivaient une politique qui était naturellement celle de la Compagnie des Indes dont ils étaient employés, mais n'était pas toujours celle de la Couronne. Parfois la petite politique venait contrecarrer la grande politique et cet état de choses dura jusqu'au moment où l'action maladroite de la Compagnie des Indes amena le soulève-
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