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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0095 |
Histoire Générale de la Chine : vol.4 |
| 中国史概説 : vol.4 |
引用情報
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accordèrent des appointements au taux de 8,000 livres par
an, du 1er mai 1863 à la fin de mars 1864, époque à laquelle
il devait rendre ses comptes, et ils lui firent cadeau de
6,000 taels (2,000 livres) de gratification, en quittant leur
service. »
Le Tsoung-li Yamen fit choix (novembre 1863) pour rem-
placer Lay, de Robert Hart.
Les Douanes maritimes chinoises ne sont pas un rouage
administratif imposé au Gouvernement chinois par les puis-
sances étrangères : à l'encontre des autres concessions accor-
dées par des traités arrachés par la force des armes, les
Douanes ont été établies sur la demande même des Chinois
et dans leur intérêt propre, et leur extension est due entiè-
rement à ce que les indigènes ont reconnu d'utile pour eux-
mêmes dans leur organisation.
La prise de Nan King par les T'aï P'ing le 29 mars 1853,
l'occupation par ces rebelles de la province de Kiang Sou,
la prise de possession de la ville indigène de Chang Haï le
8 septembre 1853 par les rebelles des loges cantonnaise et
foukienoise et de la société Triade du Petit Couteau, Siao
Tao Houei, l'abandon de leur poste par les fonctionnaires
chinois, l'impossibilité pour le tao-t'aï Wou KIEN-TCHANG
d'administrer les douanes empêchèrent d'une manière
absolue la perception des droits sur les marchandises étran-
gères; en réalité, personne n'avait plus de mandat régulier
pour toucher les taxes sur les marchandises importées; par
suite, un arriéré énorme se produisit dans la perception de
la douane : le 23 novembre 1854, d'après une note du minis-
tre américain Robert M. MAC LANE, les droits arriérés, dus
par les citoyens des États-Unis, montaient à eux seuls à
118,125 taels 8 m. 4 c. 1 s.
Que devaient faire les consuls des trois Puissances ayant
signé des traités avec la Chine? Pouvaient-ils, sous le pré-
texte que la Chine ne remplissait pas ses engagements en
protégeant les étrangers, dispenser leurs nationaux de payer
les droits? La Chine pouvait invoquer le cas de force
majeure, et d'autre part l'occupation momentanée d'un
territoire par l'ennemi ne suspend pas la souveraineté de
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