国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
|
|
カラー画像サムネイル -
目次 -
ページ番号 -
書誌情報(メタデータ) -
キャプション -
カラー画像 -
白黒高解像度画像 -
見開きページ -
グラフィック -
| 0096 |
Histoire Générale de la Chine : vol.4 |
| 中国史概説 : vol.4 |
引用情報
OCR読み取り結果
droit. Comme le faisait remarquer un diplomate dans une
note du 3 octobre 1854 : « Si, en fait, l'occupant exerce la
souveraineté et perçoit les tributs, il est équitable que le
véritable souverain, en revenant, ne les exige pas une
seconde fois; mais, ici, ce n'est pas le cas : les rebelles
n'avaient pas perçu les droits de douane, ce me semble. On
dit : Si le souverain sait à l'avance que les négociants aban-
donnés par le gouvernement local à la merci de l'ennemi
ne lui payeront pas l'impôt arriéré, il protégera mieux ces
négociants pour éviter le déficit. Mais cela est-il bien sérieux?
Est-ce de gaieté de cœur qu'on se laisse prendre une pro-
vince? Si d'ailleurs il est bon que le souverain souffre de
l'occupation pour avoir intérêt à l'empêcher, n'est-il pas
bon aussi que l'étranger n'en profile point, afin qu'il n'ait
pas intérêt à prolonger ce désordre? »
Chaque consul eut une opinion différente. M. B. EDAN,
gérant du Consulat de France de Chang Haï pendant le congé
de M. de Montigny, déclara qu'en l'absence de toute admi-
nistration indigène et de tout pouvoir politique, les droits
ne devaient pas être acquittés : 1° parce qu'il y avait impos-
sibilité matérielle, le bureau de la douane n'existant plus;
2° parce que le gouvernement chinois étant dans l'impuis-
sance d'accorder à nos nationaux la protection promise
par les traités, nous étions ainsi affranchis de devoirs qui
nous étaient imposés en raison de cette protection. Le
consul d'Angleterre, Rutherford ALCOCK, le consul améri-
cain, R. C. MURPHY, jugeant nécessaire de maintenir les
stipulations des traités, en décidèrent autrement; mais
tandis que le second réclamait le payement des droits entre
ses mains en espèces et immédiatement, le premier se
contentait d'obligations ou billets conditionnels (promissory
notes) qui deviendraient payables aussitôt que les troupes
impériales auraient repris possession de la ville.
Mais ce qui compliqua la situation, c'est que les consuls
de Hollande et des Villes hanséatiques suivirent l'exemple
de M. Edan et autorisèrent leurs nationaux à ne payer au-
cun droit; étant négociants eux-mêmes, ils étaient juge et
partie. Naturellement, Anglais et Américains réclamèrent
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
31
.
.
.
.
|
.
.
.
.
41
.
.
.
.
|
.
.
.
.
51
.
.
.
.
|
.
.
.
.
61
.
.
.
.
|
.
.
.
.
71
.
.
.
.
|
.
.
.
.
81
.
.
.
.
|
.
.
.
.
91
.
.
94
95
96
97
98
.
.
101
.
.
.
.
|
.
.
.
.
111
.
.
.
.
|
.
.
.
.
121
.
.
.
.
|
.
.
.
.
131
.
.
.
.
|
.
.
.
.
141
.
.
.
.
|
.
.
.
.
151
.
.
.
.
|
.
.
.
.
161
.
.
.
.
|
.
.
.
.
171
.
.
.
.
|
.
.
.
.
181
.
.
.
.
|
.
.
.
.
191
.
.
.
.
|
.
.
.
.
201
.
.
.
.
|
.
.
.
.
211
.
.
.
.
|
.
.
.
.
221
.
.
.
.
|
.
.
.
.
231
.
.
.
.
|
.
.
.
.
241
.
.
.
.
|
.
.
.
.
251
.
.
.
.
|
.
.
.
.
261
.
.
.
.
|
.
.
.
.
271
.
.
.
.
|
.
.
.
.
281
.
.
.
.
|
.
.
.
.
291
.
.
.
.
|
.
.
.
.
301
.
.
.
.
|
.
.
.
.
311
.
.
.
.
|
.
.
.
.
321
.
.
.
.
|
.
.
.
.
331
.
.
.
.
|
.
.
.
.
341
.
.
.
.
|
.
.
.
.
351
.
.
.
.
|
.
.
.
.
361
.
.
.
.
|
.
.
.
.
371
.
.
.
.
|
.
.
.
.
381
.
.
.
.
|
.
.
.
.
391
.
.
.
.
|
.
.
.
.
401
.
.
.
.
|
.
.
.
.
411
.
.
.
.
|
.
.
.
.
421
.
.
.
.
|
.
.
.
.
431
.
.
434
Copyright (C) 2003-2019
National Institute of Informatics(国立情報学研究所)
and
The Toyo Bunko(東洋文庫). All Rights Reserved.
本ウェブサイトに掲載するデジタル文化資源の無断転載は固くお断りいたします。