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0098 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 98 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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tion, en cédant la place à l'insurrection. Lord Cowley,
ambassadeur d'Angleterre à Paris, ayant pressenti à cet
égard M. Drouyn de Lhuys, celui-ci lui fit connaître que
comme le Gouvernement britannique, il pensait qu'il n'y
avait pas lieu d'effectuer le payement rétroactif des droits
non perçus pendant la suppression temporaire de la douane
de Chang Haï. D'autre part, le gouvernement des États-
Unis, à la demande de l'Envoyé anglais de Washington, avait,
le 8 novembre 1853, invité le Commissaire américain en
Chine à prononcer l'annulation des obligations souscrites
par les négociants américains pour le remboursement éven-
tuel des droits.

En fait, les trois Puissances s'étaient mises d'accord pour
le non-payement des arrérages de droits de douane, depuis
le mois de septembre 1853 jusqu'au mois de février 1854,
période pendant laquelle la douane de Chang Haï n'avait
pu fonctionner. Toutefois, M. Drouyn de Lhuys ne parta-
geait pas, en théorie, les idées de ses collègues. Il avait cédé
par intérêt politique. Lord Cowley avait été chargé de repré-
senter au gouvernement de l'Empereur la haute importance
attachée par le gouvernement de la Reine à ce qu'une par-
faite unité d'action fût observée par les représentants de la
France, de l'Angleterre et des États-Unis en traitant cette
question de douane; mais comme il avait été convenu entre
le gouvernement de la Reine et les États-Unis que les obli-
gations livrées par leurs sujets respectifs pour le payement
des droits de douane seraient annulées, Lord Cowley expri-
mait au gouvernement de l'Empereur l'espoir du gouverne-
ment de la Reine que de pareilles instructions seraient
envoyées au représentant de l'Empereur en Chine.

Par une dépêche en date du 10 décembre 1854, Lord
Cowley informait le comte de Clarendon qu'une communi-
cation avait été faite par lui à M. Drouyn de Lhuys, confor-
mément aux instructions qu'il avait reçues à ce sujet, et que
Son Excellence ayant demandé quelques jours pour consi-
dérer et apprécier la question, lui donnait avis enfin que,
quoiqu'il ne fût pas d'accord avec le gouvernement de la
Reine quant au principe qui le dirigeait dans cette affaire, il