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0100 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 100 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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signer toutes les pièces. Les frais du personnel de cet inspec-
teur étaient calculés de la façon suivante :

Inspecteur, par an . . . . . . . . . 6,000 dollars
Deux linguistes à 100 dollars par mois . . 2,400 »
Écrivains, messagers, etc. . . . . . . . 600 »
Douaniers étrangers . . . . . . . . . 3,000 »
————————
12,000 dollars

C'est le tao t'aï lui-même qui avait souvent exprimé le
désir de voir un agent européen chargé de la surveillance et
du contrôle des opérations de la douane. Satisfaction lui fut
enfin donnée. Une fois cette idée de l'élément étranger à
introduire dans le service de la douane accueillie, les trois
consuls furent appelés à donner leur avis sur sa mise à exé-
cution et les moyens les plus réguliers de la traduire dans la
pratique.

Comme on le voit, la première idée, réalisée aujourd'hui,
était la nomination d'un inspecteur unique, européen, riche-
ment rétribué par l'autorité chinoise. Et même le consul
anglais Alcock, qui avait, en réalité, mené toute l'affaire,
avait songé à demander cet agent à la France, comme à celle
des trois puissances dont on avait lieu d'attendre le plus
d'impartialité; il est vrai que notre commerce était à peu
près nul; Alcock avait même suggéré le choix de l'inter-
prète du consulat de France, Arthur SMITH, comme réunis-
sant tous les suffrages pour remplir les fonctions délicates
d'un inspecteur unique. Mais bientôt, après mûre réflexion,
on s'arrêta à l'idée de trois inspecteurs, nommés par chacun
des trois consuls de France, d'Angleterre et des États-Unis.

Le 29 juin 1854, une conférence fut tenue à Chang Haï
par le tao t'aï Wou, surintendant des Douanes, Rutherford
Alcock, consul de Sa Majesté britannique, R. C. Murphy,
consul des États-Unis, et Edan, consul de France par inté-
rim, à la suite du désir exprimé par le fonctionnaire chinois
de consulter les trois consuls au sujet de la réorganisation de la
douane et des mesures à prendre pour faire rentrer les droits
d'une manière plus régulière. Après discussion, les mem-