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0129 Histoire Générale de la Chine : vol.4
中国史概説 : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / 129 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

Tseng Kouo-fan et arrivé depuis peu de temps, lançait une
proclamation qui, par ses allusions à l'enlèvement des en-
fants, excitait, au lieu de la calmer, l'agitation populaire.
La foule, en témoignage de gratitude de cette manifestation,
offrit au magistrat une ombrelle de « dix mille noms » (wan
min san) et une tablette du « Buddha vivant de Dix mille
Familles ». Le massacre des étrangers qui devait avoir lieu
le jour même, était retardé.
Si l'on songe que les corporations de pompiers ainsi que
les volontaires (I min) jadis organisés pour repousser les
T'aï P'ing, qui prirent une part active aux événements,
avaient à leur tête des lettrés, on ne peut douter de la com-
plicité des magistrats de T'ien Tsin, et en particulier du
tche fou et du tche hien.
La situation était fort alarmante. Aucune canonnière ne
se trouvait dans le port, et le mardi matin, 21, le dernier va-
peur de commerce, le Dragon, levait l'ancre pour Chang Haï.
A dix heures du matin, les gongs retentissaient et le tche fou
se présentait à la porte de la cathédrale pour réclamer Wang
San. Le consul, Henri FONTANIER, qui demeurait à côté, se
rend avec son chancelier SIMON au yamen de TCH'OUNG
HEOU, surintendant des Trois Ports du Nord; une alterca-
tion a lieu, les deux Français sont massacrés et leurs cada-
vres jetés à la rivière. Pendant ce temps, la mission des La-
zaristes à côté de la cathédrale était pillée et brûlée; le
P. CHEVRIER et le prêtre cantonais Vincent Hou étaient
assassinés ainsi que l'interprète de la légation THOMAS-
SIN et sa femme qui rentraient de congé et, pour leur
malheur, s'étaient arrêtés au consulat de T'ien Tsin, avant
de remonter à Pe King. Cependant, de la paille était entas-
sée dans la cathédrale; de nombreux Chrétiens y étaient
enfermés, et en peu de minutes, on vit de longues flammes
s'élever vers le ciel, anéantissant un des plus beaux édifices
chrétiens de l'Extrême-Orient. La foule passa le pont aux
cris de : « Tuez d'abord les Français et ensuite les autres
étrangers. » Le tocsin retentissait, les gongs résonnaient,
la populace hurlait, bientôt les malheureuses Sœurs de
Charité, dans les faubourgs, juste en dehors de la porte de