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0134 Histoire Générale de la Chine : vol.4
中国史概説 : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / 134 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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Yoritomo fut nommé sotsui hoshi, et, en 1192, Sei-i-tai-
shogoun. Le shogoun, qui était un véritable Maire du Palais,
désigné aussi sous l'appellation de taï koun, d'origine chi-
noise (wou wang, pour les Chinois), exerçait le pouvoir à
Yedo. Les shogouns de Tokugawa furent : Mina-moto-no
Iyeyasu Kô (1603-1605); Hide-tada Kô (1605-1622);
Iye-mitsu Kô (1623-1649); Iye-tsûna Kô (1650-1680);
Tsuna-yoshi Kô (1681-1709); Iye-nobu Kô (1709-1712);
Iye-tsugu Kô (1713-1715); Yoshi-mune Kô (1716-1745);
Iye-shige Kô (1745-1762); Iye-haru Kô (1762-1786);
Iye-nari Kô (1787-1837); Iye-yoshi Kô (1838-1853);
Iye-sada Kô (1853-1858); Iye mochi Kô (1858-1866) et
Yoshi nobu Kô (Kei Ki, Hitotsubashi) (1866-1867).
« Le Shogoun était un véritable monarque absolu.
L'administration centrale était répartie entre six princi-
pales autorités : le Cabinet des Ministres (Yôbeya) ; la
Haute Cour de Justice (Hyôdjôsho) ; la Chambre des Inten-
dants (Kandjôsho) ; le chef de l'administration des cultes
bouddhique et shintoïste (Jishabugyô) ; le préfet de la ville
de Yedo (Matsibugyô), et enfin la Préfecture de Police
(Metsukejô). On peut dire que l'administration provinciale
était entre les mains des grands seigneurs ou daïmyos,
mais le domaine shogounal ou Koryo était administré :
1° par le Shoshidaï (gouverneur de Kyoto); 2° par les Jodaï,
Djoban et Kaban (gardes des châteaux de Nidjô, Osaka
et Sumpu); 3° par les Matsibugyô (chargés de l'administra-
tion générale dans les villes principales de Kyoto, Osaka,
Sumpu, Nara, Fushimi, etc.); 4° par les Bugyô (chargés
soit de l'administration des ports de commerce comme
ceux de Nagasaki, Sado, Sakaï, Ouraga, soit de l'adminis-
tration des terres sacrées comme celles de Yamada et de
Nikko); 5° par les Daï kwan (ou sous-préfets, destinés à
percevoir les impôts et à rendre la justice dans chaque dis-
trict du domaine shogounal). L'administration munici-
pale générale des villes était dirigée par les Matsibugyô
ou préfets, et l'administration locale était dirigée par les
vieillards (Matsidoshiyori) et les maires (Manushi ou
Shôya). Les villages étaient administrés par les Mura-