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0169 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 169 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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CHAPITRE XI

Kouang Siu (suite).

A LA fin de 1880, la France employait ses bons offices
à Pe King et à Saint-Pétersbourg pour aplanir les
difficultés qui avaient surgi, par suite de l'occu-
pation prolongée de Kouldja par les troupes du Tsar, entre
la Chine et la Russie, lorsque le Plénipotentiaire chinois, le
marquis Tseng, rédigea le 10 novembre 1880 une lettre
dans laquelle il faisait connaître les liens de vassalité qui
unissaient le Tong King à la Chine, transformant la question
annamite en une question chinoise, longue, fertile en inci-
dents et qui ne fut résolue qu'après une guerre, coûteuse
à la fois pour la bourse des contribuables, et, parfois, pour
l'amour-propre de la France.

La tradition de la France en Annam s'est continuée
depuis le XVIIIe siècle. Nous avons vu (III, p. 365) que
l'évêque d'Adran, PIGNEAUX DE BEHAINE, avait joué un
rôle décisif dans les événements qui ont conduit Nguyen
Anh au trône sous le nom de Gia LONG. L'évêque d'Adran
avait signé à Versailles, le 27 novembre 1787, un traité
par lequel la France lui promettait un secours de 1.650
hommes, de l'artillerie, des armes, quatre frégates et deux
ou trois bâtiments de transport nécessaires à l'expédition.
En retour, l'évêque d'Adran s'obligeait à remplir les con-
ditions suivantes : « 1o de faire donner en toute propriété
à S. M. Très-Chrétienne l'île qui forme le port principal de
toute la Cochinchine appelée par les Européens le port de
Touron et par les Cochinchinois Hoï-han, pour y faire les
établissements en la manière qu'il jugera convenable pour
les biens de son service ; 2o il sera de plus accordé à la nation
française conjointement avec les Cochinchinois la propriété
dudit port afin de pouvoir y construire, garder et caréner