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0181 Histoire Générale de la Chine : vol.4
Histoire Générale de la Chine : vol.4 / Page 181 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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chinois et en japonais, un traité en douze articles extrême-
ment important par lequel l'indépendance de la Corée
était affirmée et l'ouverture de deux ports au commerce
accordée en plus de Tchoriang-hang (Fou San). L'article pre-
mier dit en effet que «la Corée étant un État indépendant
jouit des mêmes droits souverains que le Japon ».
De nouvelles difficultés faillirent éclater entre la Chine
et le Japon au sujet d'une ambassade des îles Lieou K'ieou,
arrivée à Pe King en mars 1875 en tributaire; les habitants
de ces îles payaient à la Chine le tribut tous les deux ans.
Le Prince Koung refusa de les placer sous le contrôle du
Ministre du Japon ou de laisser ce dernier entrer en relations
avec eux.
Le Japon régla d'un autre côté une vieille affaire d'une
façon peu avantageuse pour lui : la grande île de Sakhalin,
au nord de Yezo et à l'est de la côte russe d'Asie, était
depuis longtemps l'objet de discussions entre la Russie, qui
occupait le nord de l'île, et le Japon, au sud; ce dernier
pays réclamant un territoire plus vaste que celui qui était
reconnu par sa rivale; des négociations, conduites en 1862,
par Takenouchi, et une convention, signée le 10 mars 1867
par Koïdé, ne changèrent rien à la situation. En 1875,
un délégué japonais, l'amiral ENAMOTO TAKEAKI, envoyé
à Saint-Pétersbourg pour reprendre la question, accepta
(7 mai 1875), à la surprise et au grand mécontentement
de son Gouvernement, l'échange de la partie japonaise de
Sakhalin contre l'archipel presque désert des Kouriles.
Les Japonais avaient obtenu une légère compensation dans
une autre direction en occupant les îles Bonin (Ogasawara
Shima) en 1871.
De graves événements se passaient en Corée, avant-cou-
reurs de la guerre qui devait éclater dix ans plus tard entre
la Chine et le Japon. Les Japonais, par le traité de Kang
Hoa (1876), avaient ouvert au commerce la Corée, re-
connue indépendante. A partir de cette époque, il y eut lutte
d'influences à la Cour de Séoul, entre le Japon et la Chine,
la vieille suzeraine vers laquelle le roi de Corée ne cessait
de tourner ses regards pour demander conseil. Les Coréens