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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0184 |
Histoire Générale de la Chine : vol.4 |
| 中国史概説 : vol.4 |
引用情報
OCR読み取り結果
Kim Ok-kyoum, ancien ministre de Corée à Tokyo, à sa
tête.
Le général chinois Youen Che-k'ai, commandant la
garnison chinoise, qui se présenta au palais pour protéger
le roi, le trouvant occupé par le ministre japonais Take-
zoyé et ses soldats, ouvrit le feu sur eux; une bagarre
s'ensuivit, la populace s'en mêla; la maison de Kim Ok-
kyoum, la légation du Japon furent incendiées et les sol-
dats du Tenno se retirèrent avec leur ministre à Tche-
moulpo. Aussitôt que le gouvernement de Tokyo apprit
les événements de Séoul, des navires de guerre furent
envoyés sur la côte de Corée. Il semble bien que les Japo-
nais avaient fomenté les troubles qui tournèrent à leur
désavantage, et au grand profit des Chinois dont ils avaient
voulu se débarrasser.
De leur côté, les Chinois, occupés avec les affaires du
Tong King, désiraient un accommodement avec le Japon et
Li Houng-tchang fut chargé de rétablir l'ordre en Corée.
Les Japonais obtinrent d'ailleurs prompte satisfaction et le
9 janvier 1885, un traité en cinq articles fut signé en japo-
nais et en chinois à Séoul par le comte Inouyé Kaoru,
Haut Commissaire du Japon et Kym Hoing-jip, Haut
Commissaire de Corée, qui stipulait le paiement d'une
indemnité, la punition des coupables et la reconstruction
de la légation japonaise. Ce traité eut pour conséquence la
signature d'une convention en avril 1885 entre la Chine et
le Japon dans le but de régler les relations des deux puis-
sances avec la Corée.
Quelles que soient les causes immédiates de la guerre qui
a éclaté en 1894 entre la Chine et le Japon, elles ne sont
qu'accidentelles; d'autres faits auraient pu tout aussi bien
rendre inévitable le conflit latent entre les deux pays. La
Chine, suivant sa tradition séculaire, confiante dans une
force qui, si elle avait été entamée par les Occidentaux,
n'avait pas encore vu son prestige diminuer aux yeux de
ses voisins, pleine de condescendance, même de mépris
pour ces Wo Jen (Japonais) qui, pour elle, n'étaient que
des bandits venus, dans les siècles passés, rançonner ses
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